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Semaine du 31 janvier 2011

L'actualité du secteur des télécommunications
La Poste en nouvel opérateur mobile virtuel
La Poste en nouvel opérateur mobile virtuel
3 février 2011
Le 23 mai 2011, La Poste française vendra non seulement des enveloppes et des timbres mais aussi des offres de téléphonie mobile, pour commencer dans seulement 10% de ses bureaux puis dans l'ensemble de son territoire, soit 17 000 points de ventes physiques. En effet, elle et son partenaire SFR ont obtenu le feu vert de l'Autorité de la concurrence pour créer ensemble un opérateur mobile virtuel qui utilisera le réseau de l'opérateur. L'institution a considéré que l'opération ne posait « aucun problème, le groupe La Poste étant très peu présent dans le secteur de la téléphonie mobile ». Résultat : La Poste Telecom, puisque c'est le nom de ce nouvel MVNO, devrait sous peu finaliser l'acquisition de 51% des parts de Debitel », MVNO qui était jusqu'ici l'une des filiales de SFR. Il fut un temps, l'ex PTT avait tenté de devenir fournisseur d'accès ADSL, sans beaucoup de succès. Mais aujourd'hui, notre bonne vieille poste, il est vrai désormais privatisée, s'inspire du succès de la Poste italienne, qui revendique plus de 1,5 million de clients pour l'opérateur mobile virtuel qu'elle a lancé en 2007.

Sources : DSL Valley.
http://www.dslvalley.com/telephonie+mobile+pour+son+comeback+la+poste+sassocie+a+sfr-01-02-2011.html


Google lance son moteur de recherche sociale en français
3 février 2011
Google vient d'annoncer le lancement en français de Hotpot, outil de recommandation locale - et donc outil social... - qui existe depuis deux mois en langue anglaise. D'une certaine façon, la firme de Mountain View joue gros sur ce terrain, où il est en concurrence avec les projets d'un certain Facebook. Sans surprise, elle promet « un moteur de recommandation sociale plus pertinent et plus fiable, basé sur vos goûts et ceux de vos amis », avec des invitations classiques du type : « Parlez-nous des adresses que vous connaissez pour découvrir celles que vous aimerez ». Sauf que contrairement aux sites qu'il référençait jusqu'à présent et qui sont pour la plupart devenus ses concurrents, avec son Hotpot, Google pourra recommander à Monsieur Durand un restaurant ou une boutique ayant une mauvaise moyenne générale, mais qui aura en revanche obtenu auparavant, de sa part ou de celle de ses contacts, de bonnes critiques.

Sources : Clubic.
http://pro.clubic.com/reseaux-sociaux-ugc/sites-communautaires/actualite-394836-google-hotpot-recommandation-locale-sociale.html
http://www.google.com/hotpot


Un tarif social pour Internet et les mobiles ?
3 février 2011

Il y a un un an, faisant pression sur les fournisseurs d'accès, François Fillon avait affirmé : « accéder à Internet à un tarif abordable et à haut débit est un impératif de justice sociale ». Et il avait annoncé le lancement d'une consultation publique sur un « forfait Internet social » autour d'une vingtaine d'euros. L'idée a été relancée par Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État chargé du commerce, qui a invité les opérateurs à participer à une table ronde qui s'est tenue le 27 janvier, pour discuter de la création d'une telle offre. Mieux : dans la foulée, c'est Éric Besson, ministre de l'Industrie, qui a annoncé aux micros de RTL la mise en place prochaine d'un tarif de 10 euros par mois pour les mobiles, comprenant selon lui trente à quarante minutes de communication par mois, et tout autant de SMS à envoyer. Et de confirmer, en phase avec son collègue du gouvernement, qu'il souhaitait par ailleurs la création d'une « offre de triple play social » de 20 euros par mois - comme celle que désirait le Premier ministre dès janvier 2010. Ces abonnements, dont les modalités précises restent à définir avec les opérateurs, seront réservés aux allocataires des minima sociaux. Ces derniers peuvent d'ores et déjà profiter d'un abonnement à prix réduit à la téléphonie fixe (6,49 euros au lieu de 16 euros). Mais cette offre n'a convaincu que 20% de ses bénéficiaires potentiels, ce qui représente 327 000 abonnés.

Sources : 01Net.
http://www.01net.com/editorial/527236/bientot-un-abonnement-social-a-10-euros-pour-le-telephone-mobile/
http://www.dslvalley.com/retour+du+tarif+social+pour+les+offres+adsl-25-01-2011.html


L'actualité des pratiques de la mobilité
Google Street View ? Non : Google Museum View !
3 février 2011

Un musée à découvrir sur Internet plutôt que de visu ? On se dit : cela en vaut-il la peine ? Certes, à l'instar du Louvre en France, les musées se mettent à l'ère du numérique avec un succès indéniable, mais cela peut-il être vraiment enrichissant de regarder une œuvre via l'écran d'un ordinateur, d'une tablette tactile ou d'un smartphone ? À la vision du tableau « Marie-Antoinette de Lorraine-Hasbourg, Reine de France et son enfant », par Elisabeth Vigée-Lebrun au Château de Versailles, tel que présenté par le tout nouveau Art Project de Google, force est de reconnaître que oui, cela vaut la peine de passer par le Web. Cette œuvre fait en effet partie de celles qui ont été photographiées à une résolution de 14 milliards de pixels. Elle peut être étudiée sous toutes ses coutures, jusqu'aux imperfections de l'œil de la princesse et aux traces lilliputiennes des coups de pinceau de l'artiste. Le système de loupe de Google, aussi puissant qu'ergonomique, a de quoi impressionner. Il est vrai que la plupart des 1061 œuvres rendues accessibles par les 17 premiers musées ayant accepté la proposition du gentil monstre de l'Internet ne peuvent être « approchées » de façon aussi minutieuse. Mais les zooms sont possibles et fort intéressants.
De fait, l'utilisateur se plaît à prendre son temps sur les tableaux et les sculptures mais aussi le long des couloirs des musées de cet Art Project, plus peut-être qu'à l'intérieur des lieux eux-mêmes. Car l'habitué de Google Street View, seul chez lui, retrouve facilement ses repères de navigation au sein de ces grandes places de l'art qu'il connaît ou non, de la Tate de Londres au MoMa de New York en passant le Musée Van Gogh d'Amsterdam ou le Château de Versailles - et uniquement Versailles pour la France. Une fois qu'il est en promenade à 360°, face à une pièce alléchante, le visiteur virtuel clique sur une petite croix sur le côté afin de la voir in extenso. Malgré quelques petits bugs - des erreurs de tableau quand on clique sur la croix dans l'un des musées -, il y a de quoi être bluffé.

Sources : ZDNet / 01Net.
http://www.googleartproject.com/
http://www.zdnet.fr/actualites/apres-les-livres-google-numerise-les-musees-avec-art-project-39757956.htm
http://www.01net.com/editorial/527652/google-street-view-sinvite-dans-les-musees/


L'actualité des inventions technologiques
La première voiture électrique entièrement automatique ? Elle est d'ores et déjà en vente au Japon !
3 février 2011

Elle est électrique, avec deux moteurs qui font tourner ses roues arrières. Elle est japonaise. Elle est toute petite. Elle ne pèse que 350 kilos et ne fait qu'un mètre de large. Elle est en vente pour plus de soixante mille euros dans sa version top-moumoute. Dans sa vidéo de présentation, elle roule sur une musique de James Bond. Enfin, elle n'a qu'une place : celle du conducteur. Sauf qu'elle n'a pas besoin d'être conduite, et que ce conducteur est donc plutôt son unique passager ! Elle, c'est la RoboCar MEV du constructeur ZMP : un engin modeste par sa taille, mais entièrement automatique !
Deux caméras regardent vers l'avant et fournissent une vision en relief à l'ordinateur de bord. Un système optique à laser, installé sur l'avant, repère les obstacles proches, comme le font également huit capteurs infrarouges. S'y ajoute, sur l'une des versions, un système inertiel (qui mesure les accélérations). Ce bel attirail permettrait, semble-t-il, de situer la position du véhicule dans son contexte à 1 ou 2 centimètres près.
ZMP propose trois modèles, se distinguant par leur degré d'automatisation. La RoboCar A, la plus simple, se contente d'ajuster la puissance du moteur, par exemple pour freiner. Le modèle B serait capable de prendre tout seul les virages pour éviter les obstacles. Quant à la version C, elle dispose de ce fameux système inertiel et des deux caméras.
Reste une question : dans notre monde urbain, avec ses rues bondées et ses automobilistes stressés, à quoi pourrait bien servir la RoboCar MEV ? À tenter de se creuser un espace dans les couloirs pour vélos ? À rouler dans son jardin privé peut-être ? Gageons que le Japonais ZMP a voulu prendre un train, ou du moins une autoroute d'avance sur ses concurrents potentiels en proposant d'ores et déjà ce drôle de véhicule robotisé à la vente.

Sources : Futura Sciences.
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/robotique/d/la-robocar-mev-premiere-voiture-robot-a-vendre_27440/