Grégory Chatonsky, entre privé et public

L’artiste dévoile la façon dont la technologie fond l'intime dans le social

Décrochage (Switch-Over) (2008)

«Une femme se promène à New York. Elle porte sur elle un boîtier lui permettant de brouiller à une distance de quelques mètres les télécommunications. Quand elle repère une personne qui utilise un cellulaire, elle se rapproche et arrête sa communication.» Grégory Chatonsky, Capture, Hyx (décembre 2010), page 20.

Une intimité perturbé

Chatonsky a monté il y a quatre ans cette œuvre qui s'appelle Décrochage : «L'idée, c'est au sein d'espaces publics de filmer le visage des gens coupés dans leur conversation, avec ce sentiment d'injustice lorsque ça décroche...»

«Une œuvre utilisant des mobiles, explique l’artiste, devrait marcher pour toutes les marques, d'où sa difficulté. Sauf que la question du mobile n'est pas technique mais sociale.» Il ajoute :

Je me demande d'ailleurs s'il n'y a pas une sensibilité mobile dans beaucoup de mes créations n'utilisant pourtant pas de tels terminaux.

 

Et pour aller plus loin

Décrochage (Switch-over) sur le site de Grégory Chatonsky.

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