Grégory Chatonsky, entre privé et public

L’artiste dévoile la façon dont la technologie fond l'intime dans le social

Hisland (2008)

Variante de l’œuvre précédente avec un joli jeu de mot («his land») : une fois capturée, l’empreinte digitale du visiteur crée un relief topographique et devient à l’écran un espace glaciaire via un moteur de jeu vidéo.

De petites bombes philosophiques

Hisland, variante de glace de I just don't know what to do with myself tout comme Franges (active) sont des créations très belles mais ce sont aussi et surtout de petites bombes philosophiques. Ce qu'elles interrogent ? Au travers de la notion d’empreinte mais aussi de la machine qui la lit, donc à la fois de notre identité et des traces de nos êtres dans le monde numérique, comme la plupart des œuvres de l’artiste elles questionnent les conséquences sociales, psychologiques ou esthétiques de nos usages d'Internet, du mobile et de l'ensemble de nos nouvelles prothèses technologiques.

Chatonsky mène ce type de recherches depuis les tout débuts du World Wide Web en 1994, où il a fondé «Incident», collectif d'artistes autour des notions de bug et d'accident. Installé au Canada, il expose dans des galeries, expositions et musées d’un bout à l’autre de la planète…


L'installation Hisland.

 

La magnifique vidéo de Hisland.

 

Et pour aller plus loin

Hisland sur le site de Grégory Chatonsky.

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