Habitat et habitacles sensibles

Trois artistes distillent intelligence et émotions dans nos intérieurs

5 – FlockHouse – Mary Mattingly 2012

Une Flock House utilise des matériaux recyclables et recyclés, résistants aux agressions des éléments naturels. Elle est équipée pour être à la fois mobile (terrienne voire amphibienne) et sédentaire. Energétiquement, elle a besoin de se connecter aux ressources disponibles dans l’environnement où elle vient s’ancrer : collecte d’eau de pluie, recyclée via des jardins potagers, panneaux solaires et connexion réseau pour communication inter-habitats.

Pour Mary Mattingly, il s’agit d’«imaginer des habitats avec des frontières flexibles qui soient également capables d’étendre les limites des codes de construction locale préexistants». Ces habitats migrants se concoivent en essaim. Elle définit d’ailleurs la Flock House comme «un groupe d’habitats-sculptures publics migratoires, qui se nourrit des vieilles infrastructures urbaines et se déplace en utilisant les modes de transports existants». Une unité mobile Flock House est, comme son habitant, à la fois autonome et dépendante de sa communauté locale.

L’artiste new yorkaise poursuit son projet Flock House. Trois de ces habitats sphériques ont été construits et présentés dans cinq banlieues de New York, puis dans le bas  Manhattan. Leur troisième apparition aura lieu dans la rivière Delaware à Philadelphie en 2014.

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