Habitat et habitacles sensibles

Trois artistes distillent intelligence et émotions dans nos intérieurs

6 – Wearable home – Mary Mattingly 2013

La maison, ou plutôt le vêtement est composé de multicouches de tissus protégeant des UV ou à changement de phase destinées à maintenir le corps à température constante. Des éléments chauffants connectés à des capteurs la régule en fonction de celle du corps. Un réseau de fils d’argent reliés à deux capteurs (au poignet et à l’oreille) permettent à l’habitant de se monitorer et de transmettre des informations à d’autres personnes. Il sert aussi à recevoir des signaux satellite et une assistance via GPS, Internet, affichage sur des lunettes de réalité virtuelle, etc. L’une des couches se gonfle au contact de l’eau, d’autres sont amovibles. Côté énergie, la capuche est équipée de panneaux solaires souples et de petites batteries qui se chargent à partir des vibrations du corps.  

Avec ce dernier projet en cours, Mary Mattingly pousse encore un peu plus loin son concept de maison mobile connectée et autonome. L’habitat devient portable, c’est un vêtement, un cocon doté de tous les dispositifs nécessaires à l’auto-suffisance. Côté esthétique, elle a étudié de près toutes les types d’habillement à travers le monde – manteau Inuit, sari Indien, attributs musulman, hindou et boudhiste, casquette américaine, kimono, tenues de travail ou de safari, uniformes militaires, pour lui donner «un look général désaccentuant le moi et réaccentuant tout le reste – la collaboration, les idées, la survie, la modularités, etc.» 

Et pour aller plus loin

Commentaires