La réalité altérée par ses artistes même !

Quand les artistes s’emparent de la réalité augmentée

Sander Veenhoff, Mark Skwarek et les artistes du «AR Art Manifesto»

9 octobre 2010 à New York. Sander Veenhoff et Mark Skwarek s’invitent et invitent avec eux d’autres artistes à «pirater» le MoMA, le plus fameux musée d’art moderne au monde, via des œuvres de réalité augmentée sur smartphone. Ils sont à l’initiative début 2011 du AR Art Manifesto.

Le nouvel art des acteurs du AR Art Manifesto

Publié le 25 janvier 2011 par huit artistes dont cinq d’origine américaine puis signé par une quinzaine d’autres artistes venant autant des Etats-Unis que de l’Australie ou du Japon, le AR Art Manifesto proclame la naissance d’un art nouveau. Celui-ci, selon eux, explose les frontières du réel et du virtuel, permettant à chacun de transformer sa propre réalité, aujourd’hui via son smartphone et très bientôt par le biais de toutes ces interfaces connectées qui ne nous quitteront plus à l’instar du prototype de lunettes de réalité augmentée de Google… L’enjeu, selon ces artistes est simple :

En libérant le virtuel du carcan des écrans fixes, nous transformons les données afin qu’elles créent une sorte de nouvel espace physique en temps réel.

Avec la réalité augmentée, explique encore ce manifeste qui prône un art de l’ordre de «l’Anti-Art» à la façon du mouvement Dada du début du siècle dernier, «nous installons, révisons, permutons, simulons, exposons, décorons, piratons, infestons, démasquons les institutions publiques». Cette phrase fait référence à l’événement fondateur de ce groupe d’artistes internationaux, au MoMA de New York. Car l’événement s’est littéralement monté à l’insu du musée d’art moderne : c’est par surprise qu’il a vu arriver des visiteurs, smartphone à la main, venus visualiser les œuvres virtuelles et autres détournements en rebond des lieux, tableaux et sculptures officielles du MoMA

Aujourd’hui, le blog des artistes ayant signé ce «Manifeste AR» se fait régulièrement le relais de manifestions, officielles ou non, partout dans le monde. Ainsi LA Re.Play à Los Angeles en février 2012, autour de ces arts du mobile utilisant la géolocalisation pour mieux briser les frontières entre réel et virtuel, ou encore un projet en cours à Liverpool…

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