Romare

Romare

Romare, de son vrai nom Archie Fairhurst est né en Angleterre, il a grandi dans de nombreux pays, de la France à l’Asie, suivant les pérégrinations de son père. Est-ce que cette enfance apatride est à l’origine de sa passion pour la culture diasporique de la musique afro-américaine ? C’est bien possible.

Il étudie la civilisation américaine à l’Université de Nottingham à la fin des années 2000, choisissant de se pencher sur la poésie américaine, mais plus encore sur la culture visuelle et l’art afro-américain du XXe siècle. C’est au cours de ce séjour à l’université qu’il fait la découverte de l’œuvre de Romare Bearden (1911-1988), un auteur et plasticien métis américain, particulièrement connu pour ses collages, d’inspiration à la fois humaniste et politique, à qui il va emprunter son prénom.

Il est l’auteur depuis 2012 de trois EP (Meditations On Afrocentrism, 2012 ; “Love Songs Pt.1”, 2013 ; “Roots/Pusherman”, 2014) et d’un premier album, “Projections” (2015), dans lequel il revisite l’histoire de la musique noire-américaine, de ses racines africaines lointaines jusqu’à la dance-music actuelle, en passant par le blues et le jazz. Son style de musique s’inscrit dans la lignée du trip-hop des années 1990 et d’une électro érudite qui, à la manière du français St Germain, puise avec passion dans l’histoire musicale du 20e siècle.

 

Photo : Sam Gill