Trouble Makers

L’exposition «Trouble Makers: sensation versus digital», dont il est question dans cet article, s’inscrit dans l’édition 2013 du festival Nemo, le festival arts numérique d’Arcadi Ile de France, un établissement public de coopération culturelle dédié au soutien, à la diffusion et à la production d’œuvres et de spectacles vivants.

L’exposition, présentée au Centquatre à Paris jusqu’au 15 décembre 2013, se concentre sur l’aspect sensoriel d’un art numérique contemporain et multimédia à travers huit installations et sculptures : Zee de Kurt Hentschläger (Autriche), qui constitue la pièce de référence de l’exposition ; Isotropie de l’Elippse Tore de Julien Clauss (France) ; Follow De Drinkin’Gou’D de Damien Marchal (France) ; Infinity III de Heewon Lee (Corée du Sud) ; Between / You / And / Me de Anke Eckardt (Allemagne) ; Cycloïd-E de Michel et Andre Décosterd (Suisse) ; Tropique d’Étienne Rey (France) et enfin Standing Wave de Annica Cuppetelli et Cristobal Mendoza (USA).

Le commissariat est assuré par José-Manual Gonçalvès, directeur du Centquatre à Paris, et Gilles Alvarez, directeur du festival Nemo. Ils considèrent cette exposition d’art numérique comme s’inscrivant dans la lignée de l’art optique ou op-art (consacré récemment par deux vastes expositions en 2013, Dynamo, au Grand Palais de Paris, et Light Show à la Hayward Gallery de Londres), renouvelée grâce à la puissance de calcul et de contrôle des outils numériques. Ils entendent par ailleurs mettre l’accent sur des œuvres numériques qui parviennent à dépasser la question de l’interactivité qui, bien souvent, leur semble trop restreinte dans de nombreux œuvres issues de la discipline des arts numériques et médiatiques.