Le 2 février 2001, en pleine vogue du «e-book», le philosophe Pierre Lévy expliquait que l'avenir était «moins au livre électronique qu'à une lecture nouvelle et très exigeante sur les chemins numériques de l'hypertexte». Avec son accord, nous publions à nouveau ce texte lumineux.
C'était il y a sept ans. On promettait de beaux lendemains au «livre électronique», et il a disparu tandis que l'écrit a proliféré sur la toile. Ce que Pierre Lévy anticipait lorsqu'il affirmait : «Je me demande si l'expression "livre électronique" est adaptée. Le livre est totalement associé à une forme, à une matière, à un objet, au papier et au mode de lecture linéaire, avec un début et une fin. Et c'est ce livre là, le livre classique, qui prend moins d'importance avec le support numérique. Mais attention : la fin du livre n'est pas la fin de l'écrit. Bien au contraire, jamais le texte au sens large, avec les images ou même le son qui l'accompagnent, ne s'est autant développé qu'aujourd'hui et ne se développera autant que demain sur le Net.»
Lire la façon dont le philosophe rebondit en 2008 sur ce texte de 2001, travaillant aujourd'hui à un langage universel pour Internet...
Lire aussi le récit de l'histoire des rapports entre le livre et le numérique par Jean-Pierre Arbon