@rtek n°11 : Ryoji Ikeda ou l'esthétique de la data
Quand un artiste du son et de l'image « électro » met en scène la « donnée numérique ». Par Jean-Yves Leloup.
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Auteur d'installations monumentales et de «concerts audiovisuels», musicien électronique et plasticien contemporain, Ryoji Ikeda cherche à signifier, à mettre en sons et images cette «data» de l'Internet, du GPS, du mobile et de tous les supports du numérique. Opération réussie, comme en témoigne son intense actualité parisienne en cette fin d'année 2008. Lors de la dernière Nuit Blanche, il illumine la Tour Montparnasse de 64 puissants faisceaux, créant un double irréel et lumineux au célèbre gratte-ciel, jusqu'à atteindre la surface des nuages à quelques centaines de mètres de hauteur, tandis que le public plonge dans un bain d'ondes sonores d'une grande pureté (cf. photo à gauche et vidéo plus bas). Dans la galerie du Laboratoire, toujours à Paris, il propose V≠L, installation signée en collaboration avec le mathématicien Benedict Gross, où il explore sa fascination pour l'univers infini des nombres. En décembre, dans le cadre de l'exposition Dans la nuit, les images au Grand Palais, il expose Data.tron, autre pièce monumentale, une nouvelle fois inspirée par les mathématiques (cf photo à gauche). Enfin, comme chaque année, il devrait à nouveau faire salle comble au Centre Pompidou les 21 et 22 novembre, pour deux représentations exceptionnelles de Datamatics (Ver.2.0 , spectacle audiovisuel dans lequel il poursuit une recherche musicale et graphique sur l'esthétique des données numériques.
Pour en savoir plus en vidéo : |
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