Dans nos brèves de juillet, nous parlions de « Nearest Tube », application du tout dernier iPhone 3G S fonctionnant comme un guide des stations de métro de Londres grâce à son capteur vidéo. Avec la version 3.0 de Métro Paris, vendue sur l'App Store d'Apple, l'iPhone semble faire un pas de plus sur cette voie, riche de promesses, de ce qu'on appelle la « réalité augmentée ». Comme « Nearest Tube », l'option de réalité augmentée de Métro Paris ne marche qu'avec l'iPhone 3GS car elle nécessite le GPS et la boussole intégrés. Elle permet, elle aussi, de signaler la position géographique des stations de métro ou de RER que l'utilisateur cherche, de le guider via des flèches et de l'informer, par exemple, sur les lignes desservies. Mais l'application permet également de superposer à l'image captée en direct par la caméra du terminal d'autres bulles d'informations locales : des emplacements de stations de bus, de taxis ou de Vélib', ou encore de cafés ou restaurants, via l'achat de « packs de points d'intérêt ». La société Presselite a développé cette fonction en deux mois : « Ce qui a été fastidieux, explique l'un de ses fondateurs, ce sont les tests sur le terrain, pour s'assurer que tout fonctionne bien. Le GPS de l'iPhone 3G S n'est pas aussi précis que souhaité, idem pour la boussole, qui connaît quelques soucis d'angles. Cela occasionne des imprécisions, que nous avons essayé de corriger par nous-mêmes du mieux possible. » L'entreprise a envoyé à Apple pour approbation la nouvelle mouture 3.0 (avec réalité augmentée) pour les villes de Marseille, Lyon, New York, Chicago, Washington, Londres et Tokyo.
Source : 01Net. http://www.01net.com/editorial/505418/liphone-3gs-plonge-dans-la-realite-augmentee/ http://www.metroparisiphone.com/
Bientôt la 4G mobile ?
20 août 2009
D'une certaine façon, la courte histoire de la téléphonie mobile peut se résumer en une série de « G » : comme le montre notre travail avec l'historien des télécoms Patrice Carré, la « 1G » n'a jamais vraiment existé, sauf en rapport avec ce qu'on a appelé la « 2G », inséparable de la norme GSM lors de son apparition dans les années 1980. Puis il y a eu la « 3G » et son haut débit mobile. Bref, le « G », c'est une histoire de vitesse d'envoi et d'accès aux données, et donc de facilité d'usage. C'est bien pourquoi la Commission européenne de Bruxelles vient de décider d'investir 18 millions d'euros dès le 1er janvier 2010 pour soutenir le développement des réseaux « 4G », selon des techniques répondant au nom de « LTE » (« Long Term Evolution ») ou surtout « LTE Advanced »... « La technologie LTE va transformer les téléphones mobiles en puissants ordinateurs portables. Des millions de nouveaux utilisateurs pourront bénéficier d'un accès ultrarapide à l'Internet sur leur appareil portable, où qu'ils se trouvent. Cela créera des possibilités sans précédent et des perspectives de croissance considérables pour l'économie numérique », assure en effet Viviane Reding, commissaire européenne en charge de la Société de l'Information. Entre 2004 et 2007, l'Union européenne a déjà financé des travaux de recherche autour de la LTE, cette technologie qui devrait permettre d'atteindre des débits de 100 Mb/s en mobilité. Grâce à ce nouvel investissement, des entreprises et des chercheurs de la plupart des pays européens pourront travailler sur la version avancée de la LTE, appelée LTE Advanced, dont les débits pourraient atteindre 1 Gb/s en mobilité. Il y a là, bien sûr, un enjeu économique, des opérateurs japonais, américains et canadiens ayant annoncé une exploitation commerciale de la LTE dès 2010, tout comme TeliaSonera, Tele2 et Telenor en Suède et en Norvège. Mais cet investissement européen pose la question de l'innovation : au-delà de l'augmentation du débit, quels sont les réels moteurs des nouveaux usages ?
Source : Degroupnews. http://www.degroupnews.com/actualite/n3927-europe-4g-internet-mobilite-lte.html
Rendez-vous sur la lune avec Google Earth
5 août 2009
« Il y a quarante ans, deux êtres humains ont pour la première fois posé le pied sur la Lune. Avec Moon dans Google Earth, il est désormais possible de marcher sur leurs pas, explique le responsable produit de Google Moon, Michael Weiss-Malik. Par cette initiative, des centaines de millions de personnes à travers le monde pourront accéder de façon inédite à une présentation interactive en 3D des missions Apollo. »
Et l'on se demande : mais où s'arrêtera la mégalomanie de Google ? Jusqu'où ira sa folie des grandeurs qui nous inquiète et, d'un même élan quelque peu schizophrène, nous plaît pas mal, à nous autres terriens connectés à la toile ?
Le géant de Mountain View en Californie a donc profité de la commémoration des premiers pas d'un homme sur la lune, le 20 juillet 1969, soit il y a quarante ans, pour ajouter à son logiciel de cartographie gratuit Google Earth la possibilité d'explorer le satellite terrestre. Il y a ajouté des vidéos de la NASA prises sur la Lune, en plus de photos panoramiques. En outre, il est désormais possible d'observer des objets laissés sur place, tout là-haut, suite aux différentes missions spatiales. Des visites guidées par Buzz Aldrin, le deuxième homme à avoir mis le pied sur la Lune, et l'astronaute Jack Schmitt, sont également proposés aux internautes.
Formidable ? Fascinant ? Certes, mais dès lors, comme le dit Paul Virilio dans notre interview, justement nommée Terra Nova, que reste-t-il du mystère ? Le plus célèbre moteur de recherche, qui se veut le relais de toute l'information et maintenant de toutes les images du monde, ne s'arrête pas même à notre planète. Comme si tout devait être vu et connu...
Source : Futura Techno. http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/internet/d/la-lune-en-3d-sur-google-earth_19962/ http://earth.google.fr/moon/