Quand un pirate trouve une méthode originale pour rémunérer les créateurs...
22 février 2010
Pirate, oui, mais avec éthique ! Peter Sunde Kolmisoppi, Brokep de son pseudo, est l'un des trois fondateurs du site d'origine néerlandaise The Pirate Bay, qui défraie la chronique et cumule les procès contre les majors du disque depuis trois ans. Pour résumer, The Pirate Bay est un site permettant l'échange de fichiers en format « BitTorrent ». Or Brokep, fidèle en cela à ses principes de libre démocratie des océans du Net, vient de lancer la phase de test de « Flattr », un système de micro-paiement social destiné à financer directement les créateurs sans forcément avoir à payer d'obole aux éditeurs ou aux maisons de disques. Principe simple : chaque utilisateur de ce système paie une somme fixe chaque mois, et lorsqu'il navigue sur le vaisseau virtuel d'un musicien ou encore d'un photographe, il est invité à cliquer sur un bouton « Flattr » s'il souhaite donner à ce créateur, via son propre site, une part de sa contribution. L'idée, c'est que ce bouton trouve sa place aux côtés de ses homologues Facebook, Twitter, Digg, MySpace, Netvibes et autres Delicious. La suite, sans doute à affiner dans la phase d'expérimentation, définit la méthode qui permettra au créateur de recevoir ou non une rétribution de l'internaute. Pour l'instant, l'idée serait que chaque « clic » sur le bouton « Flattr » d'un créateur lui donnerait un centième de la contribution globale de l'internaute, dix « clics » lui permettant donc d'en obtenir un dixième. Il s'agira donc de petites sommes, mais comme le dit la conclusion de la vidéo de démonstration en une célèbre maxime, « ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ». De fait, ce concept s'inspire du « mécénat global » imaginé par Francis Muguet et Richard Stallman. À la nuance que le mécénat global suppose un prélèvement mensuel aux internautes, fixe et obligatoire, et non un système souple tel celui du cofondateur de The Pirate Bay. Bref, Brokep n'est pas un corsaire vendu à quelque puissance, mais un pirate qui cherche à concrétiser en actes sa philosophie libertaire.
Source : Écrans. http://www.ecrans.fr/Flattr-Un-pirate-veut-remunerer,9179.html http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Pirate_Bay http://thepiratebay.org/ http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9c%C3%A9nat_global
Quand les réseaux sociaux révolutionnent la recherche sur Internet...
16 février 2010
C'est un site américain tout récent mais qui déjà fait un malheur outre-Atlantique. Son nom : SideStripe. Sa promesse : « Vous avez des questions, vos amis ont les réponses ». Sa définition quelque peu présomptueuse mais diablement efficace : « SideStripe est un moteur de recherche de type réseau social qui vous apporte des réponses par la seule source d'information à laquelle vous pouvez vraiment vous fier : vos amis. » Ses amis-là, bien sûr, ne sont pas tous réellement proches de vous, et débordent de très loin les pages réelles ou virtuelles de votre carnet d'adresse : ce sont toutes vos relations potentielles, en particulier via Facebook...
Le mode « communautaire » serait-il donc l'unique façon de contrer l'hégémonie de Google sur le terrain des moteurs de recherche ?
En France, le tout nouveau site Nomao se présente comme un moteur de recherche géolocalisé « qui adapte chaque résultat aux goûts de chacun ». Il se sert de Google pour ses cartographies, se voulant son complément idéal plus qu'il ne s'y oppose franchement. « Nous faisons ce que les moteurs de recherche ne font pas, en modélisant nos usages dans la vie de tous les jours », argumente Frédéric Montagnon, cofondateur de Nomao. Alors que les moteurs classiques proposent des résultats en fonction de leur popularité ou d'une moyenne de notes, Nomao recommande des lieux ou services aux internautes par rapport aux profils types d'autres internautes qui leur correspondent, à leurs appréciations laissées sur les recommandations voire à leur entourage sur Facebook si justement leurs « amis » du plus fameux des réseaux sociaux l'autorisent. Un algorithme se charge de consulter les contenus en ligne, puis un travail sémantique permet de qualifier ces informations et de réaliser un maillage de goûts et couleurs.
Gageons qu'il s'agit là d'une forte tendance, confortée par deux informations : d'une part l'association de Facebook avec le moteur de recherche de Microsoft, Bing ; d'autre part le rachat par Google d'un moteur nommé Aardvark, développé par d'anciens de chez lui et utilisé par moins de 100.000 internautes, mais dont la particularité est de solliciter l'expertise de la communauté d'utilisateurs pour répondre aux requêtes, adressées par mail ou messagerie instantanée.
L'avenir appartient-il aux moteurs de recherche communautaires ?
Source : Le Figaro Économie. http://www.lefigaro.fr/web/2010/02/13/01022-20100213ARTFIG00773-le-web-communautaire-bouscule-google-.php http://fr.nomao.com/ http://www.mahalo.com/
Mobiletag : un lecteur universel de code-barre via mobile ?
9 février 2010
Utiliser son « smartphone » pour prendre en photo un code-barre et être ainsi informé immédiatement, sans avoir à tapoter, touche après touche, une adresse compliquée sur son clavier ? Cet usage innovant a la cote, pour preuve la récente installation de « flashcodes » sur l'ensemble des stations du réseau des bus et tramways de la RATP en Ile de France, mais aussi les nombreuses applications de ce système dans la presse, l'édition, la publicité ou même la grande distribution. Le seul souci tiendrait en vérité aux différents formats de codes-barres, nécessitant chacun un lecteur ou du moins une application spécifique pour le décoder. D'où ce « lecteur universel » que vient de lancer la société Mobiletag, par ailleurs contributrice de la technologie « flashcode ». Car cette application lit non seulement les codes 2D comme le « flashcode », le « QR Code », « Datamatrix » ou encore « Fotokody », mais les codes-barres 1D du type UPC. Mieux : elle a été portée sur toutes les grandes plates-formes mobiles pour smartphones : Symbian, Windows Mobile, Blackberry, Android, iPhone, etc., et leur portail de téléchargement respectif... Enfin, cerise sur le cake technologique : l'application propose également de partager ses découvertes de produits par courrier électronique et de créer des listes shopping avec possibilité de définir une alerte pour trouver le produit au meilleur prix.
Source : Génération Nouvelles Technologies. http://www.generation-nt.com/mobiletag-lecteur-code-barre-format-actualite-958041.html http://www.mobiletag.com
Il est multimédia, il est plus tactile que jamais, c'est le nouveau X6 de Nokia
3 février 2010
Question gadget tactile, on croyait Nokia dépassé par la vague de l'iPhone, les divers « Google phones » sous système Android et maintenant le déjà fameux Nexus One de ce même Google, autant de mobiles ô combien à la mode ! Eh bien non ! Le premier constructeur de mobiles au monde va en effet lancer en Europe, dès ce premier trimestre 2010, un « smartphone » à écran tactile dit « capacitif », c'est-à-dire à même de réagir par simples effleurements du doigt ou pourquoi pas de la paume de la main... Autrement dit : pour accéder à ses fonctions, l'on pourra en théorie se passer d'appuyer de façon insistante sur une icône... Histoire de rester dans le style cybernétique, ce bijou intrigant va s'appeler le X6. Clairement multimédia, il se connectera à la toile via les réseaux Wi-Fi ou 3G+... Il embarquera à la fois une puce GPS pour mieux trouver sa route, un appareil photo de « 5 megapixels avec optique Carl Zeiss » pour mieux immortaliser les scènes de notre quotidien familial, et une mémoire interne de 16 Go pour mieux stocker et profiter des ribambelles de musiques et surtout de vidéo de l'Internet.
Sources : France Mobile / Zone numérique. http://www.zone-numerique.com/news_6612_Nokia_X6_quelques_images_et_details_supplementaires.htm