Quand les artistes s'en mêlent
L'art, lorsqu'il se marie au numérique, peut-il changer la ville ? Avec le festival Émergences, quelques démarches originales.
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En Australie, les chalands peuvent jouer sur le terrain de foot virtuel d'un centre commercial. De plus, un mobilier urbain animé réagit aux mouvements via des capteurs infrarouges ; le visiteur marche sur une projection d'eau qui s'anime sur le trottoir. Des projections jouent sur les façades des cinémas, dans l'allée du centre commercial... Cette initiative est symptomatique d'une vague de créativité qui joue des possibilités ouvertes par le mariage des technologies et de l'équipement mobile massifié. Autre exemple, en Suède puis en Espagne, une installation interactive temporaire, «Colour by numbers», permettait de projeter sur une ancienne tour de télécommunications un éclairage intensif, variant en fonction du nombre de passants et de SMS qu'ils envoyaient. Cette œuvre, dont on peut visiter le site Web, a été visible à Séville du 2 octobre 2008 au 11 janvier 2009. Que penser de ce type d'œuvres in situ ? Ne s'agit-il que de purs divertissements d'un nouvel âge de la ville ? Ou au contraire d'une façon pour les artistes d'interroger avec un œil critique les perspectives et dérives potentielles de notre monde urbain désormais numérique ? D'autres artistes investissent la ville différemment, de façon plus engagée peut-être : Image (à gauche) : © LAb[au], projet Touch réalisé sur la Tour Dexia, Bruxelles, 2006-2007 |
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