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L'actualité du secteur des télécommunications

Le tribunal de grande instance de Paris condamne Google pour contrefaçon
Le tribunal de grande instance de Paris condamne Google pour contrefaçon
24 décembre 2009

Il y a trois ans, mécontent de voir le géant de l'Internet numériser certains de ses livres sans lui en avoir au préalable demandé l'autorisation, l'éditeur Hervé de la Martinière intentait un procès à Google, bientôt rejoint dans sa plainte par le Syndicat national de l'édition (SNE) et la Société des gens de lettres (SGDL). Le 18 décembre 2009, le tribunal de grande instance de Paris a rendu son verdict : il a condamné Google. Il a en effet estimé qu'en « reproduisant intégralement et en rendant accessibles des extraits d'ouvrages sans l'autorisation des ayants droit », la firme californienne a commis « des actes de contrefaçon du droit d'auteur ». Résultat immédiat, il est vrai quantitativement fort éloigné des 15 millions d'euros réclamés par l'éditeur français : le moteur de recherche est condamné à lui verser 300.000 euros de dommages et intérêts et 45.000 euros de frais de procédure. Google a par ailleurs un mois pour se mettre en conformité avec cette décision, sauf à payer dès le 18 janvier prochain une astreinte de 10.000 euros par jour de retard. Désormais, les éditeurs français veulent « négocier ». Mais, de son côté, Google a déclaré qu'il ferait appel. En effet, selon son avocate, ce jugement « fait une mauvaise appréciation du droit d'auteur » et « constitue un pas en arrière pour les droits d'accès des internautes au patrimoine littéraire français et mondial ». Google, d'après sa défense, ne cherche pas à construire une bibliothèque, il se voudrait plutôt un immense outil de recherche documentaire à la portée de tous, ne mettant en ligne que des extraits des ouvrages n'étant pas libres de droit. Quelle que soit son opinion, force est de reconnaître que la décision du tribunal français pose, s'il en était besoin, la question de l'accès à la culture et du rôle de la numérisation des œuvres en ce domaine.
Source : La Tribune.
http://www.latribune.fr/entreprises/communication/telecom-internet/20091218trib000454517/google-condamne-en-france-pour-contrefacon-de-livres.html


C'est Orange qui offre la meilleure couverture mobile 3G/3G+ en France selon l'Autorité des télécoms
C'est Orange qui offre la meilleure couverture mobile 3G/3G+ en France selon l'Autorité des télécoms
24 décembre 2009

C'est la très officielle Autorité de régulation des communications électroniques et des postes qui l'affirme : avec 87% de la population française couverte à fin 2009, c'est aujourd'hui Orange qui offre la meilleure couverture mobile 3G et 3G+ dans l'Hexagone. SFR couvre quant à lui 81% de la population à cette même date, et Bouygues Télécom 80%. Par ailleurs leader sur la couverture dite 2G, avec tout de même 99,6% de la population couverte en France métropolitaine, Orange prévoit d'augmenter sa couverture 3G et 3G+ à 91% fin 2010, à 98% fin 2011, et à l'exact équivalent de la couverture 2G fin 2013. SFR, en revanche, a un an de plus pour atteindre 98% : l'Arcep lui impose cette couverture 3G pour fin 2011. De fait, à l'aube de l'année 2010, Orange et surtout SFR n'ont pas strictement respecté les engagements en termes de couverture du territoire qu'ils avaient pris lorsqu'ils ont (chèrement) acquis leur licence 3G. Ce décalage dans le temps correspond en effet au retard à l'allumage du lancement des services 3G par les deux opérateurs, ouverts commercialement fin 2004 seulement pour cause de disponibilité tardive de la plupart des équipements qui étaient indispensables à l'époque pour lancer cette téléphonie de troisième génération.
Sources : Orange / La Tribune.
http://www.latribune.fr/entreprises/communication/telecom-internet/20091223trib000455971/couverture-3g-l-arcep-critique-orange-et-sfr-sans-les-sanctionner.html


Free devient (enfin) opérateur mobile
Free devient (enfin) opérateur mobile
24 décembre 2009

C'est la nouvelle incontournable de cette fin d'année 2009 et la conclusion d'un feuilleton de plus de deux ans : le 18 décembre, Free est devenu le quatrième opérateur mobile du marché, à posséder son propre réseau 3G. Ou du moins : il le possèdera lorsque celui-ci existera. Car, maintenant que l'Autorité de régulation des télécoms lui a accordé sa licence de téléphonie mobile 3G, comme auparavant à Orange, SFR puis Bouygues Télécom, Free aura bien besoin de deux ans pour le créer, ce fameux réseau... Free, on s'en souvient, était finalement le seul candidat en lice pour l'obtention de la quatrième licence mobile 3G. Sans la moindre surprise, son dossier a donc été retenu. Le fournisseur d'accès Internet recevra sa licence mi-janvier et paiera à cette date 240 millions d'euros, somme qu'il versera au fonds de garantie des retraites. Il s'est engagé à lancer ses offres au plus tard début 2012, promettant de couvrir alors 27% de la population, puis 75% en 2015 et 90% en 2018. En incluant le déploiement du réseau, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes évalue l'investissement de Free à environ 2 milliards d'euros. Grâce à sa base de clients (4,4 millions de foyers, soit 10 à 12 millions d'individus), Free vise « entre 2015 et 2020, entre 10 et 15% du marché mobile ». Maintenant, reste à savoir si le nouvel opérateur mobile saura tenir ses promesses, notamment de prix inférieurs à ceux de la concurrence. Bref, c'est un autre feuilleton qui commence.
Source : AFP.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/free-devient-operateur-mobile-un-cadeau-de-noel-mais-deux-ans-de-travail-18-12-2009-749669.php


Paris veut être entièrement couvert en très haut débit avant la fin 2010...
15 décembre 2009

La mairie de Paris, elle aussi, « a la fibre » (pour reprendre une expression née d'une publicité de l'opérateur Orange). Et pour cause : la ville a désormais pour ambition affichée d'être la première capitale « fibrée » au monde. Il semble que le pari puisse être tenu si l'on fait référence au socle premier de la couverture totale d'une grande ville, soit le déploiement dit horizontal de la fibre optique, qui devrait atteindre 100% avant la fin de l'année 2010. Il restera dès lors à apporter ce must technologique des « tuyaux » du très haut débit depuis la rue jusqu'aux foyers. La réussite de ce déploiement-là est maintenant l'objectif que la mairie veut encadrer en soutenant une charte baptisée « convention portant sur l'installation, la gestion, l'entretien et le remplacement de lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique », conçue pour encadrer les relations entre les opérateurs, les bailleurs et les syndics des différents immeubles des vingt arrondissements de la capitale.
Source : DSL Valley.
http://www.dslvalley.com/fibre+optique++paris+entierement+couvert+des+la+fin+2010+-10-12-2009.html


Le nouveau marché de la télé connectée à Internet
Le nouveau marché de la télé connectée à Internet
15 décembre 2009

Ce n'est pas tous les jours que naît un vrai nouveau marché. Or, en cette fin d'année, plusieurs signes confortent les observateurs dans l'idée que l'année 2010 pourrait être celle du démarrage en trombe de la télévision connectée à Internet.
Premier événement en ce sens : depuis fin novembre, le constructeur TCL commercialise sous la marque Thomson des téléviseurs connectés à Internet, qui permettent d'accéder à CanalPlay, offre de vidéo à la demande du groupe Canal+. Ces « TV LCD mywishTV », puisque c'est leur petit nom, sont connectées à Internet en Wi-Fi. Ils ont été conçus pour s'intégrer dans l'environnement multimédia de la maison. Ce sont par ailleurs les tout premiers téléviseurs compatibles avec l'offre de vidéo à la demande de la chaîne cryptée. Les utilisateurs bénéficient de 7 000 titres disponibles depuis la télécommande du téléviseur. Les films et autres vidéos peuvent être téléchargés dans la mémoire flash de 4 Go de la TV. Autre possibilité, l'enregistrement sur une carte SD, puisque la TV dispose d'un lecteur de cartes mémoires.
Deuxième événement : TF1 vient d'annoncer la signature d'un partenariat stratégique de trois ans avec en vue de commercialiser à partir de mars 2010 des téléviseurs connectés à Internet proposant des services de la chaîne. Les téléviseurs Samsung connectés à Internet proposeront des services interactifs liés à l'information, à la météo, au sport et à l'actualité des programmes, précise le groupe de télévision dans un communiqué.
Sources : La Tribune / Le Monde numérique.
http://fr.news.yahoo.com/4/20091209/ttc-france-tf1-samsung-fe50bdd.html
http://www.lemondenumerique.com/?p=18376


Orange lance une « hotline » pour les malentendants
15 décembre 2009

Orange a lancé un service client dédié aux malentendants. Ce service, symbolique des nombreuses actions spécifiques que mène l'opérateur vis-à-vis des publics handicapés, s'adresse aux 5 millions de déficients auditifs et 500 000 sourds qui ne peuvent accéder aux « hotlines » traditionnelles. Pour accéder à ce service, le client se connecte sur www.orange.fr, rubrique autonomie, et clique sur l'icône du mode de communication retenu pour contacter directement en temps réel un conseiller. Il peut dès lors mener avec ce dernier une véritable conversation, soit en mode texte écrit, soit en Langue des signes françaises (dite LSF) en visioconférence via une webcam, avec possibilité de surtitrage.
Source : DSL Valley.
http://www.dslvalley.com/orange+lance+une+hotline+pour+les+malentendants-08-12-2009.html


De Google Street View à Google Actualités, le géant de Mountain View fait feu de tous bois face à la fronde...
De Google Street View à Google Actualités, le géant de Mountain View fait feu de tous bois face à la fronde...
9 décembre 2009

Surprise et grande première à l'Assemblée nationale : Jean-Christophe Lagarde, le député Nouveau Centre de la Seine Saint-Denis, a déposé un projet de loi visant à limiter le développement de Google Street View dans l'Hexagone. L'article premier de cette proposition de loi veut interdire « de collecter ou de traiter des données faisant apparaître des immeubles d'habitation et leurs dépendances, des chemins privés ou des jardins et des cours privés, sauf dans le cas où les propriétaires de ces lieux ont expressément donné leur accord à cette collecte et à son traitement ».
Et pendant ce temps, comme si le service ne posait aucun problème aux élus français, suisses ou encore britanniques, c'est fort discrètement que Google a mis à jour sa base Street View dans notre pays comme dans d'autres parties de l'Europe. Désormais, ce ne sont plus seulement les grandes métropoles qui sont couvertes, mais des villes ou même villages des coins les plus reculés de l'Oise, de Camargue ou de Bretagne, pour ne citer que ces régions-là...
Google, par ailleurs, distille ici et là des preuves de sa bonne volonté face aux pouvoirs publics ou au monde de l'édition. Dernier (petit) geste en date : le moteur de recherche a annoncé qu'il avait décidé de « permettre aux éditeurs de presse de limiter », grâce à sa nouvelle politique dite « First Click Free », le « nombre d'accès gratuits à cinq par utilisateur et par jour ». Cela suffira-t-il à calmer les éditeurs de chez nous ou le mammouth américain Rupert Murdoch (Wall Street Journal, Time), qui a traité Google de « kleptomane » ?
Sources : PC Inpact / Libération
http://www.pcinpact.com/actu/news/54421-google-street-view-carte-france.htm
http://www.pcinpact.com/actu/news/54369-google-street-view-tricycle-proposition.htm
http://www.liberation.fr/medias/0101606371-google-cinq-clics-puis-fric


Le Téléthon, c'est aussi pour les téléphones mobiles !
Le Téléthon, c'est aussi pour les téléphones mobiles !
9 décembre 2009

Question gros sous, la chose semble être entendue : le Téléthon est parti pour ramener un peu moins de millions d'euros que l'année dernière, la faute à Pierre Bergé et ses déclarations médiatiques pour certains, à la crise économique pour beaucoup d'autres. Mais une question reste en suspens : qu'en sera-t-il du nombre de mobiles recyclés pour la bonne cause ? Au 7 décembre 2009, aucun chiffre n'avait été annoncé, et pour cause : l'opération « Videz vos tiroirs ! », résultat d'un partenariat entre l'AFM (Association française contre les Myopathies, chef d'orchestre du Téléthon) et la plate-forme Fonebak.fr de la société Regenersis, qui se veut le « leader européen de la collecte, du recyclage et de la remise à niveau des téléphones portables », se termine officiellement le 31 décembre. Pour rappel, le processus est simple : la plate-forme permet d'évaluer en ligne le montant financier des mobiles usagés (parmi plus de 1000 références) et de les retourner au bénéfice du Téléthon. Il est ensuite possible d'envoyer les téléphones usagés directement à Fonebak.fr ou de les déposer dans l'un des points mis en place par les partenaires de la collecte : les coordinations du Téléthon en région, les Sapeurs Pompiers de France ou les diverses antennes des Lions Clubs International... Le produit de cette revente sera, cela va de soi, versé au Téléthon. Alors, sachant que 88.000 téléphones avaient été récoltés en 2008, quel est votre pari pour 2009 ? Osons un pronostic : sur ce terrain, il est vrai moins rémunérateur, le record sera battu.
Sources : fonebak.fr / AMF.
http://www.telethon-fonebak.com
http://www.telethon.fr


Le gouvernement lance un label « Haut débit pour tous »
Le gouvernement lance un label « Haut débit pour tous »
9 décembre 2009

Plus que jamais, les députés et le gouvernement français s'intéressent au haut débit. Une première idée, consistant à créer un label « Haut débit pour tous », vient d'être officialisée par le gouvernement. Son propos : « permettre aux consommateurs d'identifier les forfaits Internet intéressants financièrement et techniquement »... Reste à mesurer la façon dont cet intérêt pourra être effectivement jugé. « L'objectif est d'encourager le développement d'offres garantissant aux utilisateurs l'accès en haut débit à Internet à des conditions équitables et techniquement satisfaisantes. Ce label permettra ainsi à chaque utilisateur d'identifier facilement les offres d'accès proposées sur la totalité du territoire de son département à un tarif inférieur à 35 euros par mois, matériel compris », peut-on lire dans un communiqué. Parmi les autres critères que les fournisseurs d'accès Internet devront satisfaire pour bénéficier du label, citons le débit (512 kb/s au minimum, 96 kbit/s en montant) ou la capacité de ces offres à être « disponibles en toute habitation du territoire de couverture ».
Pour le reste, les idées ne manquent pas. L'une des plus originales d'entre elles a été proposée par les députés socialistes dans le cadre d'un projet de loi sur la « fracture numérique » : ils ont adopté un amendement visant à établir une facturation de l'accès Internet en fonction du débit de connexion dont dispose réellement l'abonné. Pour ce faire, cet amendement envisage de modifier les tarifs de gros versés par l'ensemble des opérateurs à France Télécom, envisageant un tarif en fonction du débit effectif de la connexion. La conséquence pourrait en être une forte variation des prix de l'abonnement mensuel pour une seule et même personne. Autant dire que l'application d'une telle décision, si elle était retenue par l'Assemblée nationale, serait pour le moins problématique...
Sources : ZDNet / PC Inpact / Les Échos.
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39711334,00.htm
http://www.pcinpact.com/actu/news/54368-fracture-numerique-assemblee-nationale-deputes.htm


Smartnovel, Ave ! Comics et Mobilire, tous trois éditeurs sur mobile, séduisent les investisseurs
Smartnovel, Ave ! Comics et Mobilire, tous trois éditeurs sur mobile, séduisent les investisseurs
1er décembre 2009

Mon premier ressuscite le roman-feuilleton grâce au mobile, avec des auteurs tels Marie Desplechin ou Didier Van Cauwelaert dans le rôle des feuilletonistes du nouveau millénaire, petits-fils de Balzac sur iPhone. Il s'agit de Smartnovel. Mon second, comme le suggère son patronyme à moitié gaulois, fait dans les classiques de la bande dessinée, de Lucky Luke aux fleurons des Humanoïdes associés. Il s'appelle Ave ! Comics et cultive lui aussi sa lecture sur mobile. Mon troisième mêle la littérature à la BD en mode populaire. Il partage ses revenus avec ses éditeurs, Harlequin, Gérard de Villiers, l'Archipel et autres Casterman. Son nom se passe de commentaires : Mobilire. Mon tout démontre un intérêt nouveau, et quelque peu étonnant, pour l'édition sur téléphone portable. Car le point commun entre ces trois « start-up » est non seulement de travailler dans ce secteur inattendu du livre électronique sur mobile, mais d'avoir récemment réussi d'importantes levées de fonds. Plus d'un million d'euros pour Ave ! Comics, alors que son activité commerciale n'a débuté qu'en septembre, 300.000 euros pour Smartmovel, dont l'idée très innovante de séries sur iPhone devrait séduire d'autres investisseurs, et tout de même 800.000 euros pour Mobilire, qui prévoit encore une augmentation de capital. Serait-ce le retour de la « Net économie » ? Ou la révélation d'un territoire plein de promesse à l'heure de la multiplication des « smartphones », iPhone en tête ? Quoi qu'il en soit, depuis notre dossier sur le manga à l'ère numérique il y a deux ans, de l'eau a coulé sous les ponts (de lignes)...
Sources : Les Echos / Smartnovel / Mobilire / Ave ! Comics.
http://www.smartnovel.com
http://www.ave-comics.com
http://www.mobilire.com
http://www.lentreprise.com/1/1/2/smartnovel-ressuscite-le-roman-feuilleton-grace-au-mobile_21182.html
http://www.lesechos.fr/info/comm/020228502646-levees-de-fonds-en-serie-dans-l-edition-sur-telephone-mobile.htm


Le Parlement européen vote son « paquet télécoms » pour mieux « protéger le consommateur »
1er décembre 2009
Ce n'est pas un secret, mais c'est très peu connu du grand public : en matière de télécoms, la réglementation se définit d'abord à Bruxelles avant d'être adaptée aux goûts et couleurs de chaque pays européen. Prenez ce « paquet télécoms » qui vient d'être définitivement adopté par les eurodéputés, quatre jours après avoir reçu l'aval des 27 Etats membres de l'Union européenne. Ce texte générique, destiné très officiellement à « renforcer la concurrence » sur le marché européen et à mieux « protéger les droits des usagers », entrera en vigueur le 1er janvier 2011, une fois décliné selon l'arsenal législatif de chaque État - qui ne peut le remettre en cause. La portabilité du numéro en un temps le plus court possible, la transparence des contrats ou le bon acheminement des données sur Internet figurent parmi les principaux éléments de cette réforme, qui se fixe également comme objectif d'inciter les grandes entreprises de télécommunications européennes à baisser leurs prix et à investir dans la construction des réseaux du haut et du très haut débit.
L'un des points majeurs, et fort disputé, de ce lot de réforme, concerne la capacité ou non de couper à un internaute son accès en réseau, écho très clair à la loi dite Hadopi qui entrera en vigueur dans l'Hexagone dès janvier 2010. Selon ce texte européen, l'accès à Internet ne pourra être « restreint » que si cette mesure est jugée « nécessaire et proportionnée », au terme d'une procédure qualifiée de « juste et impartiale », tenant compte du droit pour l'internaute d'être entendu, de la présomption d'innocence et du respect du droit à la vie privée. Autant dire que ce libellé laisse de la marge, et aux partisans, et aux opposants de la loi française.
Pour le reste, ce paquet précise aussi les conditions d'accès aux réseaux déjà existants pour les nouveaux entrants sur le marché et offre la possibilité aux régulateurs nationaux de forcer un opérateur historique à séparer la gestion des infrastructures des activités commerciales, uniquement si cela s'avère pour eux indispensable afin de « doper » la concurrence.
Sources : La Tribune / Le Monde / ZDNet / 01Net.
http://www.01net.com/editorial/508255/leurope-garantit-le-respect-de-leurs-droits-aux-pirates/
http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,39711025,00.htm

Le Royaume-Uni aura lui aussi sa « riposte graduée », d'ores et déjà testée chez Virgin...
1er décembre 2009
Alors qu'en France, la mission Zelnick a annoncé qu'elle rendrait son rapport sur le sujet à la mi-décembre, et que la loi dite Hadopi devrait entrer en vigueur dès le tout début de l'année prochaine, un projet de loi « antipiratage » a été déposé par le secrétaire d'État au commerce britannique à la Chambre des Lords le 20 novembre dernier. Autrement dit : le feuilleton continue, qui plus est avec des épisodes hors de l'Hexagone ! Cette loi, qui pourrait entrer en vigueur au printemps 2010, va instaurer une phase d'un an pendant laquelle les fournisseurs d'accès ainsi que l'autorité de régulation britanniques enverront des avertissements aux internautes suspectés de télécharger illégalement des fichiers. Au bout de cette année test, si la fraude n'a pas diminué d'au moins 70%, des mesures du type riposte graduée devraient être mises en place, avec, au bout du bout, l'éventualité d'une coupure de la connexion Internet. Plus fort encore (et plus inattendu) : le fournisseur d'accès Internet Virgin Média a annoncé qu'il allait lui-même commencer à tester, avant même le vote de la loi, un logiciel à même de détecter, à l'insu des clients, les échanges de fichiers illégaux... CView (de la société Detica, filiale de BAE Systems), c'est le nom de cette arme fatale, a priori « non-intrusive » car analysant les comportements des internautes sans les identifier ni stocker de données personnelles. Soit, est-ce un hasard ?, la technologie même que le gouvernement de sa Majesté s'apprêterait à utiliser pour appliquer demain sa législation de lutte contre le piratage.
Source : 01net.
http://www.01net.com/editorial/509276/piratage-la-surveillance-des-reseaux-va-commencer-en-angleterre/