La grande histoire des télécommunications, 5e épisode : le mobile
Une interview de Patrice Carré sur l'histoire récente et la courte préhistoire de la téléphonie mobile. Par Y. Le Mignan/A. Kyrou
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La 3G et beaucoup +, si affinités - 1/4 On est passé de la 1G à la 2G, en gros ce sont toutes les années 1990, avec des capacités plus grandes au niveau du réseau, au niveau du débit... Au début des années 2000, on passe à la 3G, c'est-à-dire, pour aller vite, plus ou moins à la convergence. Aujourd'hui, on parle de 3G+, certains parlent déjà de 4G... Il y a tout cet aspect de course au réseau qui continue, de débit de plus en plus grand pour faire passer toujours plus de données par le mobile, afin de permettre au marché de se développer, afin surtout de permettre à des nouveaux usages de se développer... Nous en sommes là. C'est cette idée de la convergence, je crois, qui est intéressante. C'est à dire que le téléphone mobile devient aussi mon terminal pour accéder à des programmes audiovisuels, à des programmes audio, et enfin, peu à peu, c'est aussi la possibilité d'accéder à Internet, en mobilité, sur un objet miniaturisé. Avec notamment cette logique induite, que l'on pourrait peut-être qualifier de logique de « proximité », à savoir que la 3G permet la visiophonie... laquelle, comme on le sait, ne s'est pas imposée pour le moment. En fait, aujourd'hui, on ne peut que constater que ce qui fonctionne a une large part d'imprévisible. On vient de le voir, le SMS marche, la vidéo on se l'envoie et ça fonctionne (seule la 3G le permet puisqu'en 2G c'est impossible), et dans la course au débit et dans l'évolution des usages, on voit que ce « jeu » continue avec sa part d'imprévisible... En effet. Avec cette dimension tout de même essentielle, c'est que téléphone mobile, en tant qu'instrument, en tant qu'outil, a déjà atteint une certaine forme de maturité. Il fait désormais partie de notre réalité physique, il est en quelque sorte une extension de notre corps... |
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