La mythologie des «i» d’Apple

De l’iMac à l’iPhone, et de l’iPod à l’iPad, l’imaginaire de la marque à la pomme

Des expériences contrôlées

Des pubs reconnaissables entre mille

Le culte de l’objet généré autour de l’iPod n’est pas une simple conséquence de la subtile communication opérée par Apple, qui met en scène, dans ses publicités, l’agilité, la jeunesse et la liberté de mouvement retrouvée de ses utilisateurs.

Une pub pour le iPod Shuffle, grand classique du genre avec les danseurs en ombre chinoise, entre rock et hip hop…

Ce sont ses utilisateurs qui font vivre l'iPod

La mythologie des « i » d’Apple est en grande partie nourrie par les propres utilisateurs de la marque, qui se distinguent par une volonté d’ « expérience contrôlée » des objets qu’ils détiennent. Les consommateurs, qu’ils soient célèbres (Philippe Starck, Karl Largerfeld) ou inconnus, aiment à se mettre en scène équipés de leur objet fétiche, que ce soit dans la presse ou au sein des réseaux sociaux. 

Apple aime« enrôler » pour ses pubs et clips de promotion des stars de la pop, de la techno au rock, de Daft Punk aux Prototypes. Là, c’est U2 qui s’y colle et se fond dans l’esthétique du genre, à la gloire de l’iPod et d’iTunes.

Sur le Net, les amateurs de la marque fréquentent les forums de discussions et s’échangent leurs playlists (listes de lecture). Enfin, lors de soirées privées ou d’iPod battle, les utilisateurs comparent et célèbrent le contenu de leur disque dur, en exhibant leurs découvertes musicales et leurs tubes fétiches.


L’invitation à une « iPod battle » à Toulon, fin 2010. Les codes des pubs d’Apple sont ici repris. 

L’esthétique d’un quotidien maîtrisé

Dans la rue ou lors des ses voyages, l’usager, à l’écoute d’une bande-son adaptée au moindre de ses déplacements, procède à une forme d’esthétisation de son quotidien. « Il est à la fois dans et hors du monde », continue Rouzé, dans un espace hybride à mi-chemin de l’intime et du collectif. L’enveloppe musicale à l’intérieur de laquelle l’auditeur vient s’immerger, ne constitue pas nécessairement une façon de s’isoler, mais procède plutôt d’une expérience multisensorielle, dans laquelle l’usager maîtrise une grande partie de son environnement sonore.

Au-delà de l’esthétique et de la praticité de l’objet, l’iPod représente ainsi pour une grande partie de ses usagers :

Un idéal technologique de maîtrise de l’espace et du temps au travers de la possession autant que de la pratique de “sa” musique en tout lieu et en tout moment. 

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