Le point sur les études

Mobile et santé : le point sur les études

Bilan, méthodes et conclusions des principales études sur les risques supposés du mobile sur la santé

D’un côté, le bilan des études internationales majeures menées depuis une quinzaine d’années est sans équivoque : rien ne démontre aujourd’hui de façon certaine d’un point de vue scientifique que l’usage du téléphone mobile pourrait être un danger pour la santé de chacun. Mais d’un autre côté, toutes se rejoignent également pour affirmer qu’un risque n’est pas à écarter, ce qui justifie de prendre des précautions. Ce sont notamment les conclusions de la plus importante d’entre ces études : Interphone, menée pendant dix ans sur treize pays.

Une leçon de complexité… sur le temps long

Le temps des études menées de par le monde afin de mesurer les effets éventuels de l’usage du téléphone mobile et des ondes électromagnétiques sur ses utilisateurs est de l’ordre du temps long, voire du temps très long. Au-delà des polémiques sur les méthodes employées, le sérieux scientifique suppose non seulement d’envisager toutes les possibilités, tous les risques (même très lointains), mais surtout de suivre des populations diverses pendant cinq voire pourquoi pas dix, quinze ou vingt ans…

Dès lors, comment rendre compte de résultats forcément complexes et très difficiles à analyser ? Dans cet article, nous avons privilégié les travaux réputés les plus crédibles, menés par les organismes les plus légitimes, dont l’objectivité ne fait pas débat – ou du moins le moins possible. Par ailleurs, nous avons respecté tant que faire se peut pour la compréhension de tous le langage même de ces études. D’où le côté quelque peu aride de la lecture complète de cet article, mais aussi, nous l’espérons, son honnêteté sur un sujet donnant lieu à bien des polémiques.

Un bilan sobre des études…

Notre premier chapitre est dédié à «l’étude de toutes les études», réalisée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et rendue publique au coeur du printemps 2011. Car il s’agit justement d’une évaluation globale de «l’ensemble des connaissances disponibles à ce jour sur les ondes radio et le cancer», donc d’un bilan de beaucoup des recherches menées jusqu’à lors, grâce au travail d’une trentaine de scientifiques d’une quinzaine de pays différents.

Notre deuxième chapitre, le plus étoffée, dresse un bilan de ce qui a été le programme international majeur sur le sujet : Interphone. Dix ans de travail sur treize pays, pour une conclusion finalement décevante pour ceux qui pensaient y trouver des réponses fortes : faute de preuves suffisantes de quelque effet de l’usage des mobiles sur la santé, il convient de continuer les recherches… Considérant les désaccords des uns et des autres, Il a fallu presque deux années pour que puisse être publié un compte-rendu « consensuel » des résultats. Annoncés d’abord pour l’automne 2008, puis pour le printemps 2009, ils ont finalement été divulgués le 17 mai 2010 dans l’International Journal of Epidemiology. Et, comme l’ont montré la presse et les journaux télévisés de l’époque, ces résultats semblent avoir suscités bien plus d’interrogations que de certitudes nouvelles.

Le reportage consacré le 18 mai 2010 par le journal télévisé de France 2 aux résultats de l’étude Interphone, publiés la veille.

Enfin, pour traduire au plus prêt de la vérité, dans un troisième chapitre, nous avons résumé et traduit de la façon la plus simple possible les résultats de sept autres études jugées importantes par les acteurs et autorités les plus compétentes sur les questions de risques éventuels ou supposés des usages du mobile sur la santé.

Et pour aller plus loin

 

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