Quand Michael Jackson enflamme le Web pour la dernière fois
29 juin 2009
Signe des temps : la disparition de Michael Jackson a été révélée puis confirmée par un site Internet, le très people TMZ.com, le 25 juin vers 17 heures à l'heure de Los Angeles, soit le vendredi 26 juin autour de 2 heures du matin heure française. Et puis ce fut le raz-de-marée virtuel...
Très vite, Google a été assailli de requêtes portant sur le décès du chanteur, avec l'expression « Michael Jackson died » (« Michael Jackson est mort ») en tête de gondole. Le moteur de recherche reconnaît même avoir eu des problèmes d'accès sur son fil d'actualités Google News à la suite de l'afflux de trafic. Selon Akamaï, société spécialisée dans la diffusion des flux Web, la fréquentation mondiale des grands sites d'actualité a bondi de 50 % dans les heures qui ont suivi l'annonce de l'événement tragique. Autrement dit : ce dernier rebond de l'histoire de « Bamby », créateur magistral de l'album survendu « Thriller » dans les années 1980, a motivé les internautes plus encore que ses déboires avec la Justice américaine il y a quelques années, à une époque où les réseaux sociaux n'avaient pas l'ampleur qu'ils ont aujourd'hui. De fait, les messages d'humeur sur la question ont fleuri sur Facebook, tandis que sur Twitter, Michael Jackson a immédiatement supplanté l'Iran dans les thèmes les plus populaires. Les messages de sympathie, les commentaires de fans voire les railleries ont déferlé sur le site de « microblogging », et cela continue depuis.
Enfin, dans la foulée de ce mouvement, les sites musicaux ont vu leur fréquentation grimper. La plupart d'entre eux ont rapidement placé la discographie du chanteur en « Une ». Le site de streaming Deezer dit avoir subi une forte hausse de trafic dans la matinée. Chez MusicMe, qui propose écoute gratuite et téléchargement illimité payant, les visites sur la discographie Jackson ont effectué un saut de « + 949 % », avec au top le titre « Beat it ».
Et en France ? Toujours d'après Akamaï, dès le vendredi matin, soit quelques heures après l'annonce du décès, la hausse du trafic a été forte, notamment sur les sites du Monde et de Libération, sur Google News France ou le portail Orange, mais moindre que sur les sites américains.
Source 01Net. http://www.01net.com/editorial/503849/la-mort-de-michael-jackson-enflamme-le-web/
Connaissez-vous les « natifs de l'ère numérique » ?
23 juin 2009
Ils ont entre 13 et 25 ans. Ils sont nés au monde urbain dans l'océan d'Internet, du téléphone mobile et des jeux vidéo. Ils passent en moyenne près de six heures par mois à « chater » par le biais d'une messagerie instantanée (du genre MSN). Ils collectionnent les avatars et les « amis » virtuels. Ils sont de grands adeptes des réseaux sociaux. Ils communiquent en ligne. Ils s'informent en ligne. Ils achètent en ligne (du moins quand ils sont majeurs). Bref, ils vivent en ligne, et s'ils pouvaient pécher, chasser, manger voire faire l'amour en ligne, ils le feraient également. Ces nouveaux chéris des annonceurs et des agences de publicité ont un petit nom : les « digital natives », ou en français les « natifs de l'ère numérique ».
En tout cas, à la suite d'un livre publié aux Etats-Unis de John Palfrey et Urs Gasser, « Born Digital » (Basic Books), c'est ainsi que les appelle Florence Hermelin, directrice générale adjointe de l'agence interactive SixandCo (filiale du groupe de communication FullSix), à l'origine d'une étude « qualitative » sur cette population mutante, réalisée en partenariat avec la régie Microsoft Advertising.
C'est que, voyez-vous, ces « consommateurs de demain influencent le marketing d'aujourd'hui ». Comme l'explique la dame de pub, férue d'interactivité, ces « jeunes sont attentifs à la manière dont ils construisent leur réseau car il ne s'agit pas seulement de dire : "je suis" mais aussi, en creux : "j'appartiens". » Plus de 74 % des jeunes seraient d'ailleurs davantage attachés au « statut » de chacun, tel que communiqué sur Messenger, Facebook ou Twitter, qu'aux contenus. « Le statut permet d'entrer en conversation », explique encore Florence Hermelin. Soit une culture de l'humeur qui se joue sur le mode de l'immédiateté. Conscients des enjeux de réputation sur Internet, les « natifs digitaux » seraient en revanche plus prompts à pardonner que leurs aînés moins à l'aise dans le bain numérique.
Source : Le Figaro. http://www.lefigaro.fr/hightech/2009/05/21/01007-20090521ARTFIG00429-les-enfants-de-l-ere-numerique-imposent-leur-rythme-aux-marques-.php
Quand les opérateurs de télécommunications soignent les « seniors »...
16 juin 2009
L'époque serait-elle aux « packs seniors », pensés spécifiquement pour l'usage des anciens et autres béotiens de l'Internet ou du mobile ?
Il y a un peu plus d'un mois, c'est Orange qui présentait « Hello », un « pack » multimédia adapté (selon les termes de l'opérateur) aux « seniors néophytes » et basé sur Linux, avec un ordinateur équipé et préconfiguré, un écran d'accueil intuitif, un accès Internet, des logiciels intégrés et un Service après vente spécifique.
Aujourd'hui, c'est au tour d'un opérateur mobile virtuel, Prixtel, de lancer deux « packs » de téléphonie mobile dédiés aux seniors, qui associent des téléphones très faciles à utiliser et un forfait qualifié d'« adaptatif »... Il y a d'abord le service de Prixtel qui permet a priori au client d'être facturé chaque mois, en fonction de sa consommation réelle et du forfait le plus intéressant du marché parmi ceux d'Auchan Mobile, Bouygues Telecom, Orange, SFR, Tele2 Mobile et Virgin Mobile. Mais il y a surtout les deux terminaux mobiles qui vont avec le « pack », fabriqués par le constructeur autrichien Emporia. Selon le principe que les seniors ont besoin d'appareils basiques (ce qui peut se critiquer), ses modèles Life Plus et Talk Premium intègrent de grosses touches, une touche latérale unique pour les SMS, un écran gros caractère, une touche latérale pour le réveil, un haut-parleur, une sonnerie au volume élevé, une fonctionnalité appel d'urgence en cas de problème et l'apparition automatique du Top 10 des contacts.
Sources : LeMarchedessenios.com / La vie numérique. http://www.lemarchedesseniors.com/Strategie_Marketing/prixtel_emporia-10802-2.html http://www.lavienumerique.com/articles/90556/hello-orange-lance-pc-facon-minitel.html http://www.toolinux.com/lininfo/toolinux-information/materiels/article/hello-l-ordinateur-des-seniors-d
Un député « pirate » au Parlement européen !
8 juin 2009
Lors de l'inauguration du nouveau Parlement européen, suite aux élections du 7 juin,
il y en a deux qui risquent de se serrer la main très chaleureusement : le futur député
du Parti Pirate suédois (Piratpartiet), qui a recueilli 7,1% des suffrages dans son
pays, risque en effet d'avoir en la personne de Dany Cohn-Bendit un allié de poids.
Ses derniers mois, la tête de liste d'Europe Écologie en France a en effet soutenu les
amendements européens allant contre la loi « Création et Internet », dite loi Hadopi,
qui est comme il se doit l'une des cibles majeures dudit Parti Pirate. Ce parti tout à
fait d'époque, créé en 2006, milite pour une réforme de la législation sur les droits
d'auteur et plus généralement pour la liberté des échanges et l'absence de contrôle
institutionnel sur Internet. Ayant obtenu plus que les 4% nécessaires pour décrocher
l'un des 18 sièges attribués à la Suède, il est assuré d'avoir au moins un
représentant à Bruxelles, sur les 736 députés européens. Ce succès, qui place ce
drôle de collectif en cinquième position des formations politiques suédoises, doit
beaucoup à la condamnation en avril dernier des quatre responsables du site The
Pirate Bay, qui ont mis les réflexions soulevées par le parti au centre de l'actualité.
La formation revendique une autre réussite, plus modeste : décliné avec souvent très
peu de moyens dans de nombreux pays (Pays-Bas, Allemagne, Australie, France,
Finlande, Pologne...), le Parti Pirate s'enorgueillit de 0,9 % des voix en Allemagne.
Pour le coup, il n'y aura pas d'élu, mais il va pouvoir être remboursé du coût de sa
campagne allemande, le financement public y étant assuré a posteriori à partir de 0,5% des voix.
Source : 01Net. http://www.01net.com/editorial/503100/un-depute-pirate-siegera-au-parlement-
europeen/
Elle fait peur, ma pub ?
2 juin 2009
Un grand nombre de téléspectateurs, y compris d'ailleurs pas mal de mineurs, ont
franchement ri lorsqu'ils sont tombés la première fois sur les messages publicitaires
d'Orange TV, en mars et avril dernier. Ces spots, intitulés « Les vampires » ou
« Monstres versus cochon » mettent en boîte avec un art certain le genre des films
d'horreur et ses navets parfois redoutables. Sauf que le Conseil supérieur de
l'audiovisuel aurait, d'après lui, reçu environ 300 plaintes de parents suite à la
diffusion de ces films par plusieurs chaînes pendant la journée lors des dernières
vacances scolaires. Selon le CSA, ces protestations émanaient en majorité de
parents qui déploraient le « caractère réaliste des monstres » et auraient constaté
« l'impact négatif de ces images » sur leurs jeunes enfants. Cette campagne avait
pourtant reçu un avis favorable de l'Autorité de régulation professionnelle de la
publicité ou ARPP. « En vertu des principes de protection de l'enfance », le CSA n'en
a pas moins demandé aux chaînes de ne diffuser dorénavant ces messages
qu'après 20h30, « en raison de leur caractère potentiellement effrayant ». Il a par
ailleurs averti de cette demande Orange et l'ARPP, l'organisme on ne peut plus
officiel qui avait donné son aval à une large diffusion de ces spots tournant en
dérision les films d'horreur pour faire la promotion d'Orange TV. Comme quoi, en
matière de pub comme de cinéma, il y en a pour tous les goûts, toutes les couleurs
et toutes les opinions...
Sources : PC INpact / Le Figaro. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/05/31/01011-20090531FILWWW00114-une-
pub-d-orange-tv-choquante-.php http://www.lepost.fr/article/2009/05/31/1558434_le-csa-trouve-la-pub-d-orange-tv-
effrayante.html http://www.pcinpact.com/actu/news/51135-orange-cinema-enfants-csa-
audiovisuel.htm