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- Les entreprises se mettent aux blogs et aux réseaux sociaux, mais tout doucement...
- 29 septembre 2009
- Orange Business Services (OBS), branche Entreprises de France Télécom, a lancé trois blogs thématiques, entièrement rédigés par ses équipes : le premier porte sur la sécurité, le deuxième traite de la « virtualisation » et le dernier se penche sur l'impact des nouvelles technologies sur les métiers. Mieux : ces trois sites Internet, ouverts à tous les publics, sont interactifs. Autrement dit : même s'il oriente sans ambiguïté les discussions par ces thèmes ô combien pointus, et qu'il s'appuie sur des « super utilisateurs » internes à OBS pour y modérer les échanges, l'opérateur s'ouvre bien plus que d'autres acteurs des télécommunications à l'esprit du Net. Dans leur grande majorité, en effet, les entreprises françaises se méfient encore des blogs, et plus que tout des réseaux sociaux. Trop passer de temps sur Internet, à écrire sur un blog, s'occuper de son fil Twitter ou répondre à des invitations Facebook, serait une menace pour la productivité de ses chers employés. Pour preuve : selon une étude du cabinet américain Nucleus Research, les entreprises américaines perdent en moyenne 1,5% du total de la productivité au bureau quand les employés peuvent accéder à Facebook pendant les heures ouvrables. Alors ? D'après Novamétrie, le groupe Bic serait en train d'expérimenter une véritable ouverture aux libres mots de la Toile, qui, il l'espère, ne deviendront pas pour lui de terribles maux. De son côté, SFR, qui a créé un blog collaboratif accessible via l'Intranet de la société, se pose la question d'une charte pour les salariés voulant accéder Facebook et autres Twitter. Que ses collaborateurs, selon toutes probabilités, s'y donnent d'ores et déjà à cœur joie via leur « smartphone » ou le PC de leur demeure ? Qu'importe. Pour une fois, le moteur d'usage techno des entreprises vient sans ambiguïté de ses employés.
http://www.blogs.orange-business.com/fr/

- Les jeunes, adeptes de la « TV de rattrapage » via Internet
- 22 septembre 2009
- On l'appelle encore la « catch-up TV » ou « télévision de rattrapage ». Mais on risque très bientôt de ne plus utiliser ce terme de « rattrapage », tant l'idée de regarder la télévision selon ses envies et non selon les contraintes de programmes aux plages horaires figées devient peu à peu la norme chez les jeunes, nés aux loisirs et à l'ère des écrans avec Internet et les jeux vidéo. Selon l'étude « Global TV » de l'institut Médiamétrie, réalisée en avril et mai 2009 auprès de 7840 individus de 13 ans et plus, ils sont en effet 10,4 millions à regarder, « ne serait-ce que de temps en temps » un service de « catch-up TV », soit tout de même 20,6% de la population de plus de 15 ans. Ce sont les plus jeunes, bien évidemment, qui se montrent les plus grands adeptes de cette nouvelle liberté de voir ses séries télévisées et autres émissions de téléréalité sans contraintes d'horaires : 44,8% des 15-24 ans ont déjà utilisé un service de « catch-up TV », 33,8% pour les 25-34 ans. Alors, bien sûr, pour un grand match de football ou de rugby, ces mêmes jeunes prennent date, et profitent du spectacle sportif à l'heure dite, et avec des amis, histoire de bien s'amuser. Pour le reste, il ne s'agit plus du tout de se « rattraper », après avoir raté ses héros favoris, mais bien de rester maître de son emploi du temps par la grâce du Net, et sans le moindre égard pour ce bon vieux récepteur TV des parents.
Source : Médiamétrie.
http://www.mediametrie.fr/television/communiques/plus-de-10-millions-d-utilisateurs-pour-la-catch-up-tv.php?id=129

- Connaissez-vous la « génération HADOPI » ?
- 15 septembre 2009
- Selon le site La Quadrature du Net, « la génération Hadopi » regroupe « des individus de tous âges et de tous horizons » qui « veulent faire face aux gouvernements qui tentent d'exercer un contrôle illégitime sur cet espace de liberté et d'innovation sans précédent » qu'est le Net. Et de préciser, à la veille du vote solennel du deuxième volet de la loi Création et Internet à l'Assemblée nationale, annoncé pour le 15 septembre : « Ils doivent se faire entendre auprès de leurs députés pour les inciter à rejeter le texte Hadopi 2 », et « continuer après le vote à les informer sur la place cruciale qu'occupe Internet dans nos sociétés ».
D'aucuns auront beau jeu d'affirmer que La Quadrature du Net est un collectif, farouchement opposé à la loi contre le téléchargement illégal, qui ne représente que lui-même. Il n'en reste pas moins vrai que l'immense majorité des jeunes internautes s'avoue quelque peu sceptique face à cette loi qui n'en finit pas d'être votée. De plus, force est de constater que l'opposition à cette déjà fameuse Haute autorité suscite un grand nombre d'usages plus ou moins « activistes » de la Toile. Autrement dit : ce feuilleton fait beaucoup parler, et fait agir, à l'exemple de la dernière initiative de la Quadrature du Net. L'organisation a mis en ligne un nouvel outil destiné à ces individus de « la génération Hadopi » : un générateur de courriels, permettant de savoir immédiatement quel député a déjà voté Hadopi 1, propose des champs (expéditeur, objet) et prépare un e-mail qui ne comporte d'ores et déjà que deux phrases de politesse (« M./Mme la députée » et « Veuillez agréer, Monsieur/Madame la députée, l'expression de mes respectueuses salutations. »). Fidèle à l'esprit d'Internet, le courrier électronique n'est pas « prérédigé » afin de permettre aux internautes d'être imaginatifs. Les internautes sont par ailleurs invités à téléphoner à un député, même une fois le vote acquis. Car l'aventure n'est pas terminée : pour mettre en cohérence les textes votés par le Sénat et l'Assemblée nationale se réunira dans la deuxième quinzaine de septembre une Commission mixte paritaire, avant un nouveau vote du texte par les deux chambres réunies en Parlement.
Source : DegroupNews.
http://www.01net.com/editorial/506049/hadopi-un-generateur-de-courriels-pour-ecrire-aux-deputes/
http://www.laquadrature.net/en/node/2163
- Facebook serait-il meilleur pour le cerveau que Twitter ?
- 8 septembre 2009
- Condamnés par une bonne partie de la presse voire de l'opinion pour leur apologie de la violence ou les phénomènes d'addiction qu'ils provoquent, les jeux vidéo trouvent grâce, plus souvent qu'on ne l'imagine, aux yeux des scientifiques, et notamment des chercheurs en sciences cognitives. Dans un jeu vidéo, il convient en effet de se concentrer sur un espace restreint, ce qui aide à construire nos facultés d'attention... Et induire en permanence les règles, ce qui contribue à façonner l'esprit d'induction. Selon le Docteur Tracy Alloway, psychologue et directrice du département du langage et de la mémoire à l'université de Stirling en Ecosse qui intervenait dans une conférence lors du premier week-end de septembre, les réseaux sociaux et les jeux vidéo nous font utiliser notre mémoire, « comme le Sudoku ou le fait de rester en contact avec des amis sur Facebook », alors qu'à l'inverse le caractère instantané de Twitter ne ferait pas appel à la mémoire, et par extension ne développerait guère nos facultés intellectuelles. « Sur Twitter, explique-t-elle, vous recevez un flux d'informations qui est en plus très succinct. Vous n'avez pas à traiter cette information. La durée de votre attention est courte et vous ne faites pas appel à votre cerveau ni ne mettez en action vos terminaisons nerveuses ». Bref, les sites Internet n'ont pas tous le même impact sur le développement de nos neurones. L'argument se tient, et repose, chacun en est convaincu, sur de longues et fort sérieuses études. L'on peut néanmoins se demander s'il n'y a pas de brillantes façons d'utiliser Twitter, au plein bénéfice de notre cerveau, et des manières abrutissantes de naviguer dans Facebook ou de jouer à quelque jeu de baston pour jeunes chèvres guerrières.
Source : 01Net.
http://www.01net.com/editorial/505743/facebook-rendrait-plus-intelligent-twitter-plus-bete/
- Jamais sans mon mobile (même la nuit)
- 8 septembre 2009
- Se séparer de son mobile ? Vous n'y pensez pas, tout de même ? Selon un sondage de l'Institut Synovate, qui a interrogé 8000 personnes dans onze pays, dont la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Russie, Singapour et les Philippines, les trois quarts des utilisateurs ne quitteraient jamais leur mobile, même la nuit, où l'appareil se reposerait tout près d'eux, allumé bien sûr. Ils sont également 75 %, parmi les personnes interrogées, à avouer préférer perdre leur portefeuille que leur portable, alors qu'une carte SIM est facilement annulable et peut-être refaite en quelques minutes contre plusieurs semaines pour une carte d'identité, un permis de conduire ou une carte de crédit. Sur un autre registre, le mobile aurait même modifié les comportements amoureux des hommes et femmes de la planète : près de la moitié d'entre eux utiliseraient en effet les SMS pour « flirter » ou à l'inverse pour annoncer une rupture.
Source : Silicon.fr.
http://www.silicon.fr/fr/news/2009/09/07/etude___jamais_sans_mon_mobile
- Au bureau, nous surfons de moins en moins pour notre plaisir, et de plus en plus à des fins professionnelles...
- 1er septembre 2009
- Dans un livre aussi hilarant que doucement désespéré paru en 2008, « D'un point de vue administratif », l'écrivain Francis Mizio décrit la façon dont, au bureau, il passe des heures et des heures à naviguer sur des sites de voyage, histoire d'utiliser ses rêves des Andes ou d'Amazonie, de jungle et de chamanisme, pour fuir le terrible ennui du travail salarié, ni vu ni connu... De fait, selon l'étude « Réalité de l'utilisation du Web au bureau », menée par Olfeo, éditeur de passerelles de sécurité avec solutions de filtrage, un peu moins d'un tiers du temps passé en ligne par les employés des entreprises (soit 28 minutes par jour) serait consacré à du butinage professionnel. Autrement dit : les salariés passeraient 58 minutes par jour, c'est-à-dire les deux tiers de leur temps de navigation, à zoner sur le site Internet de L'Équipe, préparer leurs sorties à venir ou se délasser (virtuellement) les neurones loin, très loin de leurs préoccupations professionnelles... Sauf que selon cette enquête réalisée au premier semestre 2009 sur une quarantaine de sociétés de tailles variables, la proportion de ce temps d'échappée par le Web a tendance à baisser depuis quelques années. Pour preuve : le temps passé à surfer à des fins professionnelles n'était que de 24 minutes par jour il y a un an. Les entreprises auraient donc (re)gagné quatre minutes quotidiennes sur le temps de « loisir » de leurs employés, soit tout de même une augmentation de 17 %, selon une tendance au « sérieux professionnel » qui se confirme depuis 2005. Olfeo, qui semble se réjouir de cette évolution, l'explique par « la pénétration des outils de convergence tels que les smartphones qui sont très utilisés durant les temps de transports du matin et d'autre part par la multiplication des applications métier Web en entreprise. » Reste néanmoins une difficulté, que ne mentionne pas l'enquêteur : que penser, par exemple, de la navigation sur des sites d'actualité, qui correspond tout de même à 21 % des visites ? Ne pourrait-on affirmer que ce type de surf fait autant partie de la respiration que de la culture générale professionnelle du salarié ? Et puis, qui sait, peut-être que rêver un court moment des Andes et de l'Amazonie sur le Net permet à l'employé de bureau d'être plus efficace lors de son temps de travail effectif ?
Source : Silicon.fr.
http://www.silicon.fr/fr/news/2009/08/31/l_internet_en_entreprise_est_en_legere_baisse_en_2009
http://dunpointdevueadministratif.blogspot.com/
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