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Brèves usages

L'actualité des pratiques de la mobilité

Ils l'aiment encore, leur mobile ! Et pas qu'un peu !
Internet fait partie du quotidien des Français, le téléphone fixe aussi
24 décembre 2009
C'est un très grand classique annuel de l'enquête sur les usages des Français en matière de télécommunications, qui sort rituellement en toute fin d'année. Cette étude, qui porte très officiellement sur « La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française », a été réalisée cette année encore par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, alias le Credoc, à la commande de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, alias l'Arcep.
Son message essentiel pourrait se résumer en deux assertions complémentaires : Internet fait désormais partie de notre quotidien, mais cette évolution ne se fait pas au détriment du téléphone fixe. Pour preuve : d'un côté, un Français sur deux se connecte chaque jour à la Toile (soit une augmentation de 5% par rapport à 2008), et d'un autre côté, 88% de nos concitoyens possèdent un téléphone fixe, alors même que ce chiffre était descendu à 82% en 2005. D'ici à parler d'un « retour » du fixe, il n'y a qu'un pas, que franchissent allègrement, et l'Arcep, et le Credoc... En effet, 48% des Français de plus de 12 ans utilisent une « box » pour téléphoner, ce qui représente une augmentation de 9% en un an. Mieux : le double équipement (fixe + mobile) se généralise : il concerne désormais 70% des 12 ans et plus.
Au-delà de cette tendance majeure, l'enquête confirme d'autres signes intéressants. Sur l'ensemble de la population, deux points sont tout particulièrement notables. Le premier : l'Internet mobile décolle, puisque 13% des Français l'utilisent, soit 5 millions de personnes contre environ 2,5 millions il y a an. Avec une dominante, guère surprenante, chez les jeunes (54%) et les cadres (39%). L'autre phénomène marquant, particulièrement commenté en ce mois de décembre propice aux achats, c'est le développement fort du commerce électronique. Acheter sur eBay, sur Amazon ou sur Priceminister, cela ne fait plus peur, du moins pour les 41% qui font volontiers leurs courses sur Internet.
Sources : Arcep / Credoc.
http://www.credoc.fr/
http://www.arcep.fr/index.php?id=8571&tx_gsactualite_pi1...

Ils l'aiment encore, leur mobile ! Et pas qu'un peu !
La musique et les films en ligne ? Les Français pourraient se décider à payer pour ça...
15 décembre 2009
Les Français seraient-ils disposés à payer demain pour accéder à la musique et aux films en ligne ? Selon une récente étude menée par l'institut Forrester auprès de 14.000 personnes en Europe, 28% répondraient « oui » pour la musique, et 8 % seulement pour le cinéma... Est-ce si peu ? Pour les films, sans aucun doute. Mais le fait est que ces deux chiffres peuvent être interprétés aussi facilement de façon pessimiste qu'optimiste, et ce d'autant que la tendance serait à l'augmentation régulière du nombre d'individus prêts à acheter des films et surtout des musiques en ligne...
Côté films, il semble clair qu'il n'y a pas concurrence entre le plaisir spectaculaire de la salle de cinéma et la vision sur son ordinateur, bien plus proche de celle sur un récepteur de télévision. Considérant le succès de la vidéo à la demande, ce chiffre de 8 % d'acheteurs potentiels de fichiers de films n'a guère de sens, et ne pourrait, à la limite, qu'être mis au regard des ventes de DVD.
Sur la musique, secteur touché par la crise et ledit « piratage » depuis bien plus longtemps, le constat diffère. La question de l'achat en ligne se pose particulièrement pour les jeunes générations, c'est-à-dire tous ceux, nés avec Internet et le « peer to peer », pour lesquels l'achat d'un objet tel le CD est de l'ordre de l'exception, voire de l'impossible. Peut-on avoir découvert la musique dans un univers numérique, marqué par la gratuité et l'abondance, et envisager ensuite l'achat de biens intégralement dématérialisés ? Selon l'étude de Forrester, 11% des Français ont déjà acheté de la musique en ligne. De fait, 55% des consommateurs français resteraient réfractaires à l'éventualité de mettre la main à la poche pour des contenus en ligne. Sauf que l'étude ne fait pas la différence entre la possession d'un contenu et son simple usage, en « streaming » par exemple comme sur Musiline, Deezer ou Spotify, avec pourquoi pas version gratuite avec pub ou abonnement payant. Ce que montrent ces deux exemples, et ce qu'aucune étude ne dévoile, c'est la nécessité de trouver des solutions innovantes pour exister dans le nouveau paysage de la culture à l'ère numérique. Rien de l'avenir des usages n'est écrit, notamment en ces matières de musique et de cinéma.
Sources : Génération Nouvelles Technologies / Clubic.
http://www.generation-nt.com/forrester-musique-telechargement-film-actualite-923601.html
http://www.clubic.com/actualite-314986-musique-ligne-28-internautes-prets-payer.html
http://www.spotify.com/fr
http://www.deezer.com/fr
http://www.musiline.fr

Ils l'aiment encore, leur mobile ! Et pas qu'un peu !
Ils l'aiment encore, leur mobile ! Et pas qu'un peu !
9 décembre 2009
Question simple : le mobile est-il oui ou non « une très bonne chose pour la société française » ? Réponse sans ambiguïté : 82% des Français répondent oui ! Mieux : ce chiffre monte à 89% chez ceux qui en possèdent un eux-mêmes ! Et pour 83 % de nos compatriotes, le mobile rend la vie plus facile, tout simplement. Autrement dit : malgré les débats et polémiques sur le caractère supposé dangereux des ondes radio émises par les mobiles ou les antennes-relais, les Français tiennent à leur téléphone mobile, et pas qu'un peu. Telle est la principale conclusion de l'enquête annuelle de « l'Observatoire sociétal du téléphone mobile », réalisée par TNS Sofres pour l'Association française des opérateurs mobiles (Afom) auprès d'un échantillon de 1.200 personnes de plus de douze ans. Bien sûr, lorsque l'on rentre dans les détails, des paradoxes apparaissent. Exemple : 58% des personnes interrogées jugent que le téléphone mobile est une « assez ou très mauvaise chose » pour les adolescents, alors que les ados eux-mêmes sont convaincus à 91% qu'il s'agit pour eux d'une bonne chose. A contrario, le mobile est perçu comme bénéfique pour les personnes âgées par 81% du panel représentatif de TNS Sofres ! Est-ce donc à cause de la peur d'un danger pour la santé qu'une majorité de personnes s'inquiète de l'usage du mobile par les jeunes ? Pas seulement, mais cela peut jouer. De fait, l'institut de sondage constate que l'opinion réagit fortement à l'actualité. Exemple : quand l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail donne son avis sur le sujet, le pourcentage de personnes de plus de 18 ans jugeant que le mobile pourrait être dangereux pour la santé passe, immédiatement, de 29% en août à 36% en novembre de la même année... Quelle que soit la nature de cet avis, l'inquiétude monte, sans doute en rapport aux discussions dans les médias. Ceci admis, même en période de polémiques, au moins la moitié des Français estiment qu'on « ne sait pas vraiment » ou qu'il « n'y a pas de preuve » quant à l'éventuel danger du mobile, ce chiffre montant à 63 % en ce qui concerne les antennes-relais, qui inquiètent donc bien moins que d'aucuns l'affirment.
Sources : Afom / La Tribune.
http://www.afom.fr/
http://www.latribune.fr/entreprises/communication/telecom-internet/20091203trib000449601/pour-les-francais-le-mobile-est-utile-mais-peut-etre-dangereux.html

Quand Twitter est traduit en français, que devient le « twoosh » ?
Quand Twitter est traduit en français, que devient le « twoosh » ?
1er décembre 2009
Le SMS, c'est une évidence depuis bien longtemps, a ses codes et son propre langage, le plus souvent affublé du qualificatif « jeune ». Alors, forcément, les pratiquants du site Twitter et de ses « tweets », messages limités à 140 caractères au maximum, ont eux aussi leurs habitudes langagières. Jusqu'ici, même si d'aucuns utilisaient le français pour leurs courtes missives à répétition, celles-ci pouvaient se permettre d'être anglophones voire « franglaises », puisqu'il n'existait aucune traduction officielle de Twitter dans la langue de Molière. Las !, maintenant que le site vient d'être traduit en français, il faut s'attendre à de nouveaux soucis, du moins avec les puristes d'un camp ou de l'autre. Exemple parmi d'autres : pour dire que vous avez « adhéré » (ça, ce n'est pas du langage Twitter), et que vous lisez le fil Twitter d'un quidam, allez-vous dire que vous en êtes un « abonné » ou un « follower ». La tendance, même chez les francophones, serait à rester à ce « follower ». Abonné, voyez-vous, cela sonne trop « archaïque »... Alors, demain, les membres français de Twitter seront-ils encore des « twitterers » ? Et pourquoi pas des « Twitteurs » ? Ou des « Twiterriens » ? Et le « twoosh » ? Pensez-vous qu'il est envisageable de trouver une bonne traduction pour ce message de 140 caractères pile poil ? Reste une autre institution chez les adeptes de Twitter : le « hashtag », pour « mot-clé », qui sert à référencer les contenus. Lui non plus, de fait, ne risque guère d'être remplacé de sitôt. Pour l'instant, d'ailleurs, il est resté en anglais, comme le fameux « twoosh » (et les pages d'aide en ligne). Ou alors, il faudra aux habitants de la planète Twitter, que nous suggérons d'appeler définitivement les Twiterriens, faire preuve de créativité. Car il n'y a guère que ça qui marche dans le monde de Twitter : innover et faire sourire ses « followers »...
Source : Libération.
http://www.liberation.fr/medias/0101605178-etes-vous-twoosh-ou-hashtag