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- Quand Wikipédia fête son million d'articles en français
- 28 septembre 2010
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En soi, Wikipédia est un phénomène, et pas seulement parce que l'encyclopédie collaborative en ligne vient de fêter son million d'articles en français, peu après ses consœurs anglaise et allemande. Un simple chiffre, donné à l'occasion de l'annonce de cet événement par son hébergeur, Wikimédia France, donne la mesure de ce petit miracle : chaque jour ce ne sont pas moins de 300 nouveaux articles qui sont publiés chaque jour sur la version française de Wikipédia. Autrement dit : non seulement le site est devenu une référence incontournable dans les mondes scolaires et universitaires, quitte à ce que les élèves en usent et en abusent, mais surtout Wikipédia profite des connaissances de 300 000 contributeurs francophones qui ont « participé depuis neuf ans à la rédaction de ce million d'articles, sans compter les centaines de milliers d'internautes non enregistrés (c'est-à-dire ne disposant pas d'un compte utilisateur) ». Car tous les mois, ils seraient environ 15 000 contributeurs et des milliers de participants non enregistrés à effectuer au moins une modification de contenu ! Basé sur la technologie du Wiki, le site permet en effet une grande réactivité et des mises à jour permanentes.
Ce succès a néanmoins son revers : qui dit facilité d'intervention suppose possibilité d'approximations, de fausses informations ou du moins de désaccords sur tels ou tels sujets. C'est ainsi que les pages dédiées au député Yves Jego ou au cinéaste Roman Polanski ont donné lieu à de vives polémiques, au point que Wikipédia a décidé de modérer les interventions sur ses pages « people ». De façon générale, les erreurs les plus énormes sont vite corrigées par les membres les plus actifs de la communauté d'acteurs du site. Mais comment réagir lorsque la faute est bien plus subtile ? Que faire, par exemple, lorsque certains amateurs de romans policiers découvrent que la fiche consacrée à une pièce de théâtre d'Agatha Christie, « La souricière », donne le nom du coupable ? Car « La souricière », voyez-vous, n'a jamais été publiée et est jouée dans un théâtre londonien qui en a l'exclusivité, le Saint Martin's Theatre. A chaque fin de représentation, il est demandé aux spectateurs de ne pas dévoiler la solution et la tradition a toujours été respectée. Jusqu'à cette fiche Wikipédia au Royaume-Uni...
Source : 01Net.
http://www.01net.com/editorial/521291/wikipedia-compte-1-million-darticles-en-francais/
http://www.01net.com/editorial/520430/quand-wikipedia-fait-scandale/#diaporama
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Un_million_d%27articles_en_fran%C3%A7ais
- Qui ne veut pas de Google Street View ?
- 21 septembre 2010
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En théorie, les « Google Cars » ont désormais le droit de parcourir les villes allemandes avec leur caméra pivotante à 360 degrés. Mais le souci, c'est que pour arriver à ses fins en Allemagne Google a accepté une importante concession : les Allemands résidant dans la vingtaine de villes actuellement sillonnées par les Opel noires du nouvel ogre de l'Internet peuvent demander que les photos de leur propriété soient « floutées » avant leur mise en ligne. Google, optimiste, avait misé sur un maximum de 100 000 demandes. Or, selon le quotidien Der Spiegel, les exigences de « floutages » seraient plutôt de l'ordre de centaines de milliers ! Les Allemands ont jusqu'au 15 octobre pour profiter de cette procédure spéciale, mais il restera possible d'exiger cet effacement des visages ou indices de reconnaissance des lieux après le lancement du service, comme c'est le cas en France et dans tous les pays où Street View est actif. Quoi qu'il en soit des détails de mise en œuvre, l'omnivoyance de Google Street View suscite bien des oppositions. Dans les anciens quartiers et les vieilles villes du Japon, par exemple, on considère la rue comme partie intégrante de sa maison. Dès lors, dévoiler cette rue, même sans montrer l'intérieur de la demeure, c'est déjà entrer dans l'intimité de la famille nippone. C'est en Suisse que le service a provoqué ses premières remontrances officielles en Europe à la toute fin de l'automne 2009. Bref, chaque internaute regarde sans souci sur l'écran de son ordinateur le détail de rues qui ne sont pas les siennes. Mais dès qu'il s'agit de son environnement quotidien, donc de sa vie privée, les Suisses et les Allemands se rebiffent : ils veulent que soient effacés les numéros des plaques d'immatriculation, que les yeux des « Google Cars » ne passent pas au-dessus des haies et murets des jardins, et surtout que personne ne soit reconnaissable devant un environnement sensible, tel un hôpital, une prison ou une école - sans parler du sex shop ou de la banque d'affaires...
Sources : 01Net / Degroupnews
http://www.01net.com/editorial/521087/street-view-les-demandes-de-floutage-affluent-en-allemagne/
http://www.degroupnews.com/actualite/n5239-allemagne-google-google_street_view-internet-donnees_personnelles.html
- Qui a peur des puces RFID dans les crèches ?
- 14 septembre 2010
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Big Brother se cache-t-il sous l'ombre, pourtant minuscule, des puces RFID ? Prenez un grand quotidien populaire, avec titres et accroches bien enlevées : Le Parisien. Choisissez des sujets innocents, à même de faire vibrer en nous la fibre maternelle et l'amour paternel : les très jeunes enfants. Mariez-les à une technologie encore un peu fantasmatique, assez mystérieuse et à la couleur plutôt sécuritaire : ces puces RFID (Radio Frequency IDentification) qui ont fait l'objet d'un dossier complet dans Culture Mobile. Au sein du journal, vous obtenez d'abord une question faussement naïve : « Comment surveiller plusieurs dizaines de bambins dans une crèche sans faire appel à une multitude d'auxiliaires de puériculture ? »... Puis une réponse qui, l'air de rien, glace le sang de tout parent mais aussi de tout syndicaliste normalement constitués : « Grâce aux puces intelligentes ! » Et dans la foulée de cette accroche voici l'information la mieux à même de susciter les pires inquiétudes et donc les meilleurs effets : « Pour la première fois en France et en Europe, une crèche parisienne expérimentera, dans le courant du premier semestre 2011, le contrôle électronique sans fil de ses petits pensionnaires. » Et ça n'a pas raté : ils ont été des centaines (d'adultes, pas de bambins) à assaillir de coups de téléphone la mairie de Paris. Qui a démenti illico : ce projet ne concerne « en aucun cas l'une des 300 crèches municipales ou associatives financées par la ville ». Mais alors, n'est-ce que beaucoup de bruit pour rien ? Le PDG de Lyberta, société dont le nom ne s'invente pas et qui était censée mettre en place l'expérimentation « pour le compte d'une grande société d'assurances », s'est en quelque sorte rétracté. Côté pile, il annonçait dans Le Parisien du 9 septembre : « Nous installerons des sondes un peu partout dans la crèche pour établir une cartographie complète du lieu. Grâce à la puce portée par chaque enfant, il sera possible de savoir instantanément si l'un d'entre eux quitte la crèche. » Côté face, il explique juste après le scandale : « Nous n'avons aucunement l'intention de mettre des puces dans les "Babygro" des enfants. » Conclusion : Lyberta mène sans aucun doute des expérimentations utilisant des technologies de type RFID, mais son PDG n'a pas dû avoir grand mal, grâce au Parisien, pour convaincre son client dans l'assurance de mener ses tests ailleurs que dans une crèche de la capitale...
Sources : 01Net / Le Parisien
http://www.01net.com/editorial/520835/des-puces-rfid-dans-les-creches-fantasme-ou-non/
http://www.leparisien.fr/societe/une-creche-va-equiper-les-bebes-de-puces-electroniques-09-09-2010-1060393.php
- Les cabines téléphoniques ne raccrochent toujours pas
- 8 septembre 2010
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Vous pensez que les cabines téléphoniques appartiennent à un passé révolu ? C'est que vous ne lisez pas la presse quotidienne régionale. Rien qu'en Bretagne, début septembre, Presse Océan a titré l'un de ses articles : « Les cabines n'ont pas raccroché », tandis que L'Écho de l'Armor et de l'Argoat, du côté de Guingamp, affirmait quant à lui : « Les cabines restent indéboulonnables ». Saviez-vous que la Bretagne compte 6 350 cabines, dont 4 000 sur la voie publique et 2 350 au sein d'espaces privés ? Comme le constate François Brunet, directeur général de France Télécom Orange en Bretagne, uniquement dans les Côtes d'Armor on compte « une cabine pour 425 habitants. En Allemagne, ils en ont une pour 770 habitants ; en Belgique une pour 1 300 habitants et en Suède une pour 2 030 ». En Essonne dans l'Ile de France, histoire de changer de coin, il reste tout de même 1 300 cabines ! Certaines d'entre elles, à Grigny par exemple, seraient occupées près de 4 heures par jour ! Certes, leur usage a globalement baissé d'environ 20% depuis 2005, mais ces « publiphones » restent très utilisés pour des appels d'urgence très courts ou à l'inverse pour des coups de fil supérieurs à dix minutes vers l'international. Comme le dit François Brunet, « la moyenne des appels est de trois minutes. La cabine fait usage de second téléphone, notamment pour les étudiants ou des personnes en déplacement. C'est un moyen de maîtriser son budget par rapport à son mobile ». Et puis ces publiphones se transforment : le test, depuis avril dernier à Paris, de 12 cabines Internet semble être positif. On saura cet automne, après les six mois d'expérimentation prévus, si l'on a une chance ou non de voir un jour ces prototypes de « cabine téléphonique du futur » à Guingamp dans les Côtes d'Armor.
Sources : Presse Océan / L'Écho de l'Armor et de l'Argoat / Le Parisien.
http://www.nantes.maville.com/actu/forum_detail_-Les-cabines-telephoniques-toujours-utiles-_11654-1497641_actu.Htm
http://www.leparisien.fr/essonne-91/il-reste-1300-cabines-telephoniques-07-09-2010-1057871.php
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