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L'actualité des pratiques de la mobilité

Pas satisfaits de leur accès à Internet, les Européens ?
Pas satisfaits de leur accès à Internet, les Européens ?
26 octobre 2010

En Finlande, l'accès à Internet en haut débit est d'ores et déjà un droit fondamental. Mieux : partout en Europe, cette idée séduit à la faveur des débats sur la neutralité du Net. Et pourtant, il semblerait bien que la qualité de l'accès à la Toile soit très loin de faire l'unanimité chez les internautes européens. Pire : selon le « tableau de bord » européen des marchés de la consommation, indicateur établi d'après les réponses de 100 000 personnes provenant des 27 pays de l'Union européenne et ayant récemment réalisé un achat dans l'un des cinquante secteurs étudiés (de l'immobilier aux soins dentaires en passant par les biens culturels etc.), l'accès à Internet serait parmi les trois marchés les moins satisfaisants derrière le transport ferroviaire et la vente de véhicules d'occasion. Selon les termes des responsables de ce très officiel document, « l'accès à Internet est un secteur où la proportion de consommateurs ayant rencontré des problèmes est la plus forte et où les prix divergent grandement au sein de l'Union ». En termes de satisfaction, le secteur obtient la note de 6,1 sur 10 à égalité avec la téléphonie mobile, tous deux étant classés 45e ex-æquo sur 50 dans le classement des secteurs qui inspirent le plus confiance. De même, l'accès à l'Internet fixe serait l'un des marchés recevant le plus de plaintes. D'une courte tête, il devancerait la téléphonie mobile, à la dernière place. Faut-il pour autant crier à la « catastrophe » ? Non, car ces chiffres montrent surtout l'ampleur des attentes, et vis-à-vis du mobile, et vis-à-vis de l'accès à Internet.

Sources : DegroupNews.
http://www.degroupnews.com/actualite/n5404-csa-television-numerique-tnt-france_numerique_2012.html
http://ec.europa.eu/consumers/strategy/facts_en.htm#4CMS
http://www.culturemobile.net/marche/l-ethique/neutralite-du-net-01.html
http://www.culturemobile.net/marche/breves/2010-07.html#a02


« Mob' Philo ou la pensée mobile » à Marseille avec Culture Mobile
« Mob' Philo ou la pensée mobile » à Marseille avec Culture Mobile
19 octobre 2010

De Sidney à Shangaï, et de nos poches à nos mains en passant par nos oreilles, il est partout présent, tel l'objet « universel » par excellence. Et pourtant, en matière de pensée, de réflexion philosophique, ce serait plutôt une « terra incognita ». Cet outil quotidien paradoxalement si ignoré, c'est le mobile, autrement appelé selon les lieux et les moments portable, GSM ou téléphone cellulaire. En une quinzaine d'années, sans doute à cause de sa nature technologique, ce compagnon omniprésent n'a guère été analysé à la hauteur de son importance pour nos vies à tous. C'est bien pourquoi Culture Mobile s'est associé à « La Semaine de la Pop Philosophie », du 18 au 23 octobre à Marseille : le samedi 23 octobre à 17 heures, en conclusion d'une semaine de cogitations très « pop », c'est au Palais de la Bourse (9, rue de la Canebière) que Culture mobile organise une table-ronde baptisée « Mob' Philo ou la pensée mobile ». Animé par Emmanuel Mahé, docteur en sciences de l'information et de la communication, ce débat permettra à chacun de découvrir les réflexions de deux philosophes : Maurizio Ferraris, auteur d'une « ontologie du téléphone mobile » baptisée « T'es où ? » et Pierre Musso, qui a notamment écrit un livre intéressant et très pédagogique sur « Les télécommunications ». Cerise sur le gâteau mobile : ils seront confrontés au regard de deux chercheurs et chorégraphes, Nicole et Norbert Corsino, qui ont eux aussi analysé l'objet et plus largement la notion même de mobilité en rapport avec leur art. Car l'enjeu est bien là : penser non seulement le mobile en tant que tel mais également cette société du mobile et de la mobilité qui devient la nôtre et transforme notre rapport à l'autre et au monde.

Sources : Place publique / Orange.
http://www.lesrencontresplacepublique.fr/


En Allemagne, votre employeur ne pourra plus vous coincer sur Facebook
Pourquoi certains amis vous quittent-ils sur Facebook ?
12 octobre 2010

Le moins que l'on puisse dire est que Facebook est d'actualité. Le long-métrage de David Fincher, « The Social Network », qui est déjà un énorme succès aux Etats-Unis en moins de deux semaines d'exploitation, semble raconter à grande échelle la guerre des ego que beaucoup se livrent à leur niveau plus modeste sur le premier des réseaux sociaux de la planète. Profitant de ce succès cinématographique et du buzz l'accompagnant, l'université de Denver dans le Colorado vient de publier un communiqué présentant, quelques mois avant sa publication officielle, la toute première étude sur les raisons qui poussent à ce que les Américains nomment désormais l'« unfriending », soit la suppression volontaire d'un ami sur Facebook. Ce terme, « unfriending », a été élu mot de l'année en 2009 par le dictionnaire New Oxford American. À la faveur du film dévoilant les frasques du jeune fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, sur les campus de Harvard, il pourrait bien rester le mot de l'année en 2010 pour nous tous !
Selon Christofer Sibona, auteur de la thèse réalisée à partir du suivi de 1500 membres de Facebook, c'est d'abord la lassitude qui pousse à supprimer un « ami », et ce n'est d'ailleurs pas le seul point commun avec la vie hors réseau, où l'on se contente juste de ne plus voir l'ami en question, par lassitude justement. Bref, au bout d'un centième « post » sans intérêt, d'aucuns rayent de leur liste l'ami trop ennuyeux. La seconde raison de conflits, voire de rupture, ce sont les « posts » touchant à la religion et à la politique. Là encore, on se dit : cela nous rappelle bien des fins de repas désastreuses entre soi-disant amis se quittant fâchés à jamais. Ce n'est qu'ensuite que viennent les publications racistes ou vulgaires. De façon générale, il semblerait que les personnes faisant beaucoup de demandes pour être intégrés sur les listes d'amis, y compris à de très vagues connaissances, soient les plus à même de se voir supprimés à terme. Autrement dit : les amitiés les plus superficielles sont les plus faciles à oublier. Enfin, si 57% des ruptures d'amitiés virtuelles ont des causes « en ligne », 27% des liens se dénouent tout de même pour des soucis ayant eu lieu hors ligne, ce qui est assez conséquent...

Sources : 01Net / University of Colorado Denver.
http://www.01net.com/editorial/521870/pourquoi-certains-amis-vous-quittent-sur-facebook/
http://www.ucdenver.edu/about/newsroom/newsreleases/Pages/facebookunfriending.aspx
http://www.google.com/hostednews/afp/slideshow/...


En Allemagne, votre employeur ne pourra plus vous coincer sur Facebook
En Allemagne, votre employeur ne pourra plus vous coincer sur Facebook
5 octobre 2010

On le sait depuis leur résistance aux indiscrétions des « Google Cars » du service Google Street View : question respect de la vie privée, les Allemands veillent au grain. Dernier épisode en date : un projet de loi censé limiter les usages des réseaux sociaux par les recruteurs des entreprises, déposé en Allemagne par le ministre de l'Intérieur fin août, devrait être discuté en octobre par le parlement. Si le projet est voté, très bientôt plus personne n'aura le droit d'aller piocher des informations croustillantes sur Facebook, Twitter et autres YouTube, puis de refuser une embauche sur la base de ce qu'il y aura découvert d'inacceptable selon ses critères de recrutement. Sauf qu'il ne s'agit que de théorie : comment, en effet, démontrer le méfait de curiosité ? Rien n'empêche quiconque d'aller sur Facebook, surtout lorsque le profil n'est pas ou quasiment pas verrouillé. Et c'est mille fois pire pour Twitter ou YouTube, ouverts à tous vents virtuels ! Comment être sûr que le recruteur, ayant jeté auparavant un œil sur le profil ou une vidéo du candidat, ne s'est pas déjà fait son avis ? Il lui sera au moins interdit de devenir « ami » d'un candidat sur Facebook dans le but d'en savoir plus sur lui. Mais au-delà, comme le montre une analyse du site 01Net, « Votre employeur peut-il vous coincer sur Facebook ? », on rentre très vite dans d'interminables réflexions juridiques, où il s'avère fort compliqué, sur les réseaux sociaux, de séparer le bon grain public de l'ivraie privée (à moins que ce ne soit l'inverse). Et le droit à l'oubli dans tout ça ?

Source : 01Net.
http://www.01net.com/editorial/521488/votre-employeur-peut-il-vous-coincer-sur-facebook/
http://www.01net.com/editorial/520417/un-projet-de-loi-allemand-pour-interdire-facebook-aux-recruteurs/