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- À chacun son dossier médical personnel ?
- 21 décembre 2010
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Le 2 décembre dernier, la Cnil (Commission nationale informatique et libertés), a peut-être ouvert la voie à une petite révolution de la télésanté, et plus largement des pratiques des patients comme des professionnels de la santé. Après bien du retard et de nombreux débats, en particulier sur la protection de la vie privée de chacun, elle a en effet autorisé les applications informatiques indispensables à la mise en place sur l'ensemble de notre territoire du dossier médical personnel (DMP). Le DMP est un dossier informatique qui centralise toutes les informations de santé de chaque bénéficiaire de l'assurance maladie doté d'une carte Vitale. C'est ce bénéficiaire, et lui uniquement, qui décide s'il veut créer ce dossier en ligne, en théorie accessible de partout et à tout moment. Mieux : c'est lui qui le gère depuis son ordinateur et qui décide en particulier des personnes, des médecins, professionnels de la santé et autres établissements médicaux qui peuvent aussi y accéder, ainsi que les conditions de cet accès. On imagine aisément l'intérêt d'un tel dossier pour les patients nécessitant un suivi régulier, par exemple les diabétiques, les individus ayant des fragilités spécifiques ou encore les personnes âgées. Autre grand avantage de ce DMP : augmenter l'efficacité des actions d'urgence en cas d'accident, les données médicales de l'accidenté pouvant être immédiatement accessibles.
Le dossier médical personnel est donc une invention riche de promesses pour la santé de tous. Mais il recèle tout autant de dangers, tant les données médicales de chacun sont un sujet délicat. La Cnil a, semble-t-il, accordé une forte attention au recueil du consentement du patient, à son information et à la sécurité des données. Durant une première phase de trois ans, les dossiers ne pourront être ouverts que par un nombre restreint de professionnels de santé dans les régions où le DMP est expérimenté. Les dossiers créés seront d'abord alimentés par les comptes-rendus d'hospitalisation et de consultation, mais pas encore par le dossier pharmaceutique, qui est pourtant déjà en place.
Sources : 01Net.
http://www.01net.com/editorial/524826/enfin-le-top-depart-pour-le-dossier-medical-personnel/

- Chaque jour, un Français sur deux se connecte depuis chez lui
- 14 décembre 2010
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Un Français sur deux, soit les trois quarts de ceux qui disposent d'une connexion à la maison, se connectent au moins une fois par jour à l'Internet. Tel est l'un des principaux enseignements de la huitième édition de l'étude du Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) sur « les technologies de l'information et de la communication dans la société française », dont on peut compléter les résultats de façon cohérente avec la huitième enquête annuelle sur « la diffusion, en France, des technologies de l'information », commandée par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) et le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET). Ces deux travaux d'envergure, réalisés l'un et l'autre sur un échantillon de 2230 personnes, convergent en effet pour constater l'évidence d'un usage d'Internet entré dans nos mœurs à tous, connectés ou non, bien plus rapidement que la télé il fut un temps... Pour rappel : il y a dix ans, en 2000, seuls 14% des adultes pouvaient surfer sur le Web depuis chez eux.
Aujourd'hui, les deux usages les plus communs, voire les plus plébiscités, sont l'administration en ligne et le commerce électronique. Pour preuve : 23 millions d'internautes ont utilisé le Net pour des démarches administratives en 2010, soit un doublement en cinq ans, tandis que les achats en ligne deviennent un mode de consommation on ne peut plus naturel avec 44% d'adeptes.
L'usage communautaire est, quant à lui, celui qui a connu la croissance la plus forte en un temps record : en un an, sept millions de français ont rejoint un réseau social. « Dans tous les usages d'Internet et des technologies numériques, la participation aux réseaux sociaux est la pratique qui s'est diffusée le plus rapidement : en 2010, 36% de la population s'est inscrite sur un site de ce type alors qu'elle n'était que de 23% en 2009 », note le Credoc.
Sur un autre registre, l'étude de l'Arcep et du CGIET révèle que si les Français sont plus équipés que jamais, le besoin de connexions plus fluides se fait de plus en plus sentir : 44% des internautes estiment que leur connexion n'est pas assez rapide, soit 8 points de plus en deux ans. Quant à l'Internet mobile, ils sont encore plus sévères puisqu'un sur deux juge le débit insuffisant... Enfin, si plus de la moitié des personnes ne disposant pas de connexion chez eux indiquent que « cela ne les intéresse pas », 12% déclarent que l'achat d'un ordinateur est trop onéreux, tandis que 9% évoquent la cherté de l'abonnement.
Sources : DegroupNews / 01Net.
http://www.degroupnews.com/actualite/n5645-arcep-internet-telephonie-mobilite-3g.html
http://www.01net.com/editorial/524759/un-internaute-sur-deux-se-connecte-tous-les-jours/
http://www.credoc.fr

- Orange réinvente ses boutiques
- 7 décembre 2010
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Elles s'appellent TGB pour « Très Grandes Boutiques ». La première, qui ouvre à Lyon le 10 décembre, fait 530 m2. La deuxième, encore plus imposante avec ses 600 m2, sera inaugurée à Lille le 15 décembre. Orange disposera ainsi des deux plus grands magasins d'Europe pour un opérateur télécom.
Mais là n'est pas l'essentiel de ce double événement. Non, la petite révolution, c'est que ces deux nouvelles boutiques ne vont dédier qu'un tiers de leur surface à la vente, les deux autres tiers devant être réservés à l'accompagnement de chacun. Même les cinq Apple Store désormais ouverts en France, malgré l'art du design de la marque à la pomme, leur Genius Bar avec ses grands tabourets, ses iMac et ses iPhone sur la table, n'ont jamais été jusque-là. Auparavant, dans les plus importantes boutiques d'Orange, la règle était que la vente occupe les deux tiers des lieux, et l'aide aux clients l'espace restant. L'objectif, pour l'opérateur, c'est de « mettre l'humain au centre ». Ce que le designer des deux nouvelles boutiques, Huber de Malherbe, traduit ainsi : « Aujourd'hui la technologie va tellement vite, permet tellement d'usages différents, que pour un achat, le client a 100 questions (...). La technologie a dépassé les utilisateurs. Les produits sont tellement sophistiqués que les gens ne savent pas utiliser toutes les fonctions. Nous voulons remettre de la convivialité dans cette froideur de la technologie. » Autrement dit : vendre, c'est d'abord de l'écoute, de l'aide, du conseil et de véritables démonstrations.
Trois espaces spécifiques sont prévus : l'Espace lounge Wi-Fi, l'Espace Innovation et le « bar des services » (configuration des produits, SAV...). Avec une grande hauteur sous plafond, les magasins sont par ailleurs organisés autour de quatre pôles d'usages : « le pôle sport avec des cubes de fausse pelouse et des canapés déstructurés, le pôle musique avec des rampes de spots et une ambiance stage, le pôle jeux avec des grosses bécanes, le pôle télé avec une ambiance feutrée d'intérieur», continue le designer.
L'ouverture de trois autres TGB est prévue en 2011.
L'enjeu, maintenant, c'est que ces boutiques soient à la hauteur de leur ambition, ce qui repose sur leurs collaborateurs : il s'agit clairement d'un enjeu « humain »...
Sources : Réseaux-Telecoms / Le Figaro.
http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-orange-lance-ses-tres-grandes-boutiques-22829-page-1.html
http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=168434337
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