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Plus de la moitié des Français craignent pour leur « privacy »
Plus de la moitié des Français craignent pour leur « privacy »
9 février 2011

Les données personnelles des internautes ? Ces informations de navigation, ces choix de produits culturels ou ces informations d'identité que chacun laisse partout sur la Toile, que ce soit depuis son PC ou son smartphone connecté ? Pour des entreprises comme Facebook, Google, Amazon ou Groupon et bien d'autres, c'est véritablement l'or noir de notre nouveau monde numérique. Mais cet or, à qui appartient-il ? A nous autre internautes ? Ou à ces sociétés de l'ère nouvelle ? Et n'y a-t-il pas un risque, aussi serviables soient-elles, à ce qu'elles abusent des connaissances qu'elles ont acquises sur nos goûts et couleurs ? Voire qu'elles vendent ces précieuses données à des entreprises tierces, sans même nous en demander l'autorisation ?...
Il y a de quoi s'inquiéter, non ?
Oui, répond une toute récente enquête réalisée par Nokia Siemens Networks, l'inquiétude est bel et bien là. 55% des Français et tout de même 75% des Européens craignent en effet une violation de leur « privacy », c'est-à-dire un usage plus ou moins abusif de leurs données que l'on appelle encore personnelles, mais qui semblent l'être de moins en moins...
Certes, à l'instar de Google et de son « dashboard », de plus en plus d'acteurs du Net proposent des outils pour que les internautes puissent « voir et contrôler » ce qu'ils font de leurs données. Mais ces acteurs en font-ils vraiment la promotion ? Et est-ce bien suffisant pour se « protéger » ?
Selon Nokia Siemens Networks, à l'origine de l'enquête pour des raisons tout-à-fait intéressées, cela ne peut suffire. C'est pourquoi il commercialise depuis la fin 2010 une solution de « gestion de l'identité numérique », essentiellement d'ailleurs auprès des opérateurs. Car « c'est à eux, argumente le constructeur, qu'on fait le plus confiance après les banques, parce qu'is sont soumis à une réglementation très stricte dans chaque pays et qu'ils ont pignon sur rue ». C'est juste. Sauf que le système de l'équipementier, consistant à créer un portail de gestion des données personnelles chez l'opérateur, suppose que ce même opérateur obtienne des accords avec les sites Internet et réseaux sociaux qui demandent à l'internaute de se dévoiler, afin qu'ils passent dorénavant par ce nouveau portail pour obtenir cet or de l'âge numérique. Et ça, le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas gagné...

Sources : Les Echos / Pure Agency.
http://www.pureagency.com/blog/identite-numerique-les-operateurs-entrent-dans-la-danse-1298


Google Street View ? Non : Google Museum View !
3 février 2011

Un musée à découvrir sur Internet plutôt que de visu ? On se dit : cela en vaut-il la peine ? Certes, à l'instar du Louvre en France, les musées se mettent à l'ère du numérique avec un succès indéniable, mais cela peut-il être vraiment enrichissant de regarder une œuvre via l'écran d'un ordinateur, d'une tablette tactile ou d'un smartphone ? À la vision du tableau « Marie-Antoinette de Lorraine-Hasbourg, Reine de France et son enfant », par Elisabeth Vigée-Lebrun au Château de Versailles, tel que présenté par le tout nouveau Art Project de Google, force est de reconnaître que oui, cela vaut la peine de passer par le Web. Cette œuvre fait en effet partie de celles qui ont été photographiées à une résolution de 14 milliards de pixels. Elle peut être étudiée sous toutes ses coutures, jusqu'aux imperfections de l'œil de la princesse et aux traces lilliputiennes des coups de pinceau de l'artiste. Le système de loupe de Google, aussi puissant qu'ergonomique, a de quoi impressionner. Il est vrai que la plupart des 1061 œuvres rendues accessibles par les 17 premiers musées ayant accepté la proposition du gentil monstre de l'Internet ne peuvent être « approchées » de façon aussi minutieuse. Mais les zooms sont possibles et fort intéressants.
De fait, l'utilisateur se plaît à prendre son temps sur les tableaux et les sculptures mais aussi le long des couloirs des musées de cet Art Project, plus peut-être qu'à l'intérieur des lieux eux-mêmes. Car l'habitué de Google Street View, seul chez lui, retrouve facilement ses repères de navigation au sein de ces grandes places de l'art qu'il connaît ou non, de la Tate de Londres au MoMa de New York en passant le Musée Van Gogh d'Amsterdam ou le Château de Versailles - et uniquement Versailles pour la France. Une fois qu'il est en promenade à 360°, face à une pièce alléchante, le visiteur virtuel clique sur une petite croix sur le côté afin de la voir in extenso. Malgré quelques petits bugs - des erreurs de tableau quand on clique sur la croix dans l'un des musées -, il y a de quoi être bluffé.

Sources : ZDNet / 01Net.
http://www.googleartproject.com/
http://www.zdnet.fr/actualites/apres-les-livres-google-numerise-les-musees-avec-art-project-39757956.htm
http://www.01net.com/editorial/527652/google-street-view-sinvite-dans-les-musees/