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«Qu'importe le bureau pourvu que l'on reste connecté», «Etre
au bureau sans être au bureau», «Votre bureau
dans votre poche», «Un bureau de 80 cm2», «Vos
mails quand vous voulez», etc. La communication publicitaire
nous le répète depuis quelques années : les nouvelles
technologies nomades vont nous permettre de travailler partout, n'importe
où et n'importe quand.
Du bureau fixe, nous devrions donc passer à un éclatement
des lieux de travail. Tout lieu va devenir un bureau potentiel. Certains
sociologues américains parlent même du «bureau disparu» pour
décrire ce phénomène. Trains, taxi, café s'équipent
en Wi-Fi, les compagnies aériennes vont bientôt offrir la
possibilité de téléphoner d'avion... Bref, le bureau
mobile, s'adaptant partout, devient une réalité pour de
nombreux actifs.
Sauf qu'il ne suffit pas d'avoir un mobile pour pouvoir réellement
travailler, il faut aussi un environnement favorable et un confort minimum.
Un bistrot c'est bien pour lire ses e-mails, moins pour taper un rapport.
Dans le domaine des transports, cette question de l'espace devient l'enjeu
d'une nouvelle bataille commerciale, chacun des modes voulant se présenter
comme le bureau nomade idéal de demain. C'est notamment le cas
du train face à la voiture et à l'avion.
La révolution du bureau nomade ne fait que commencer.
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- «T'as encore un bureau perso ?»
- Alors que de plus en plus de cadres ont jusqu'à cinq
lieux réguliers de travail et passent la moitié de leur temps
actif dans des lieux de transit, a-t-on encore besoin d'un bureau
personnel ? C'est la question que bien des sociétés se
posent désormais.
Chez IBM, l'objectif est que 75 % des salariés soient mobiles d'ici
2006, contre «seulement» 50 % aujourd'hui. A terme,
les entreprises vont investir dans les technologies de communication ce
qu'elles économisent
en matière de loyer avec des sièges sociaux plus petits. D'ici
dix ans, la taille moyenne des bureaux devrait ainsi passer de
16 à 12 m2.
- Chez soi, ça bosse
de plus en plus
- Plus de la moitié des Américains
utilisent l'ordinateur de leur foyer pour travailler chez eux. En Europe,
30 % des actifs ramènent du travail chez eux. La technologie gomme
la frontière entre le bureau et le domicile. Le problème,
c'est que nos maisons ne sont pas toujours prêtes pour accueillir
cette nouvelle activité. Se développe donc un nouveau marché lié à l'aménagement
d'espaces de travail dont Ikéa est un grand bénéficiaire.
Vitra vient quant à lui de lancer une table transformable en bureau.
- Les bus en bureaux mobiles
- Le désir de travailler lors de ses déplacements
va-t-il donner naissance à un nouveau type de transport ? Aux USA,
c'est le pari de la société LimoLiner, qui argue du fait qu'il
serait impossible de travailler en avion et propose aux « businessmen » une
liaison New-York/Boston en... bus ! Quatre heures de route contre une en
avion ! Les bus sont équipés de sièges très
confortables pouvant s'orienter pour organiser des espaces de réunion.
Mais le grand argument de LimoLiner est de garantir une connexion téléphone
et internet tout au long du parcours ainsi qu'un voyage maîtrisé,
sans le temps d'acc ès et d'attente aux aéroports.
- Bienvenue dans les trains Wi-Fi
- En Europe, 80 % des actifs travaillent pendant
leur voyage en train. Les TGV ont déjà récupéré une
clientèle business jusque-là plutôt acquise à l'aérien.
C'est pour conforter cette évolution que les compagnies de chemin
de fer veulent positionner le train comme le bureau nomade du XXIe siècle.
Le TGV Thalys est déjà équipé en Wi-Fi. Les
Italiens viennent de lancer le programme Fifth (fast internet for fast train
host), destiné à équiper les lignes les plus utilisées
par les hommes d'affaires. Le train prend peu à peu sa revanche sur
l'avion.
- Cafés pour cadres connectés
- Les Starbuck's Café préfigurent-ils
le bureau du futur ? Depuis le développement du Wi-Fi, les Starbuck's
des grandes villes américaines sont squattés par les étudiants
ou des actifs nomades à la recherche d'un espace confortable et connecté.
En Europe, les cafés de la compagnie deviennent des lieux de réunions
alternatifs pour de nombreux cadres. La mobilité impose de nouvelles
escales conviviales. Le caf é en est l'une des figures.
- Le bureau éclaté et à la
demande
- Le marché du bureau va-t-il enfin s'adapter
aux nouvelles façons de travailler et de nous déplacer ? On
peut le croire avec l'arrivée de nouveaux entrants qui offrent des
locaux et des services louables à la demande en plein centre-ville
ou dans les gares. En Europe, ce marché du centre d'affaires progresse
de 10% par an et intéresse de plus en plus les grands opérateurs
d'immobilier de bureaux qui comprennent - enfin - que le bureau n'est plus
un probl ème de mètre carré mais de temps et de services.
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