La logique de l'usage
Comment la posture du corps conditionne les usages de communication. Par Vincent Michon, Orange.
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Introduction Qu'il s'agisse de l'ordinateur, de la télévision, de la console de jeux vidéo, du baladeur pour écouter de la musique ou du téléphone mobile sous ses multiples possibilités, chaque outil suppose chez celui qui l'utilise une posture particulière. Chaque posture privilégie également des sens plutôt que d'autres, l'ouïe plutôt que la vue par exemple, ainsi qu'une attention plus ou moins relâchée. Regarder la télé est bien moins exigeant pour le corps et l'esprit qu'interagir avec un ordinateur ou même jouer à un jeu vidéo... Les outils de télécommunication ne font pour l'instant travailler que très peu le corps. Des sens comme le toucher ou surtout l'odorat ne sont guère employés. La tendance, néanmoins, ne fait pas de doute : au fur et au mesure du temps, les objets de communication perfectionnent leur logique d'usage, faisant appel à toujours plus de postures «naturelles». Prenez l'iPod. Avant qu'il n'apparaisse, l'amateur pouvait posséder sa musique sous forme de CD et la télécharger sur Internet, mais pas détenir sur lui toute sa collection. Le nouvel objet a ciblé le sens de l'ouïe. Il s'est inscrit dans l'histoire des équipements déjà présents auprès de chacun, mais aussi de ses musiques accumulées. Objet convergent parce qu'il nécessite d'autres outils, comme des CD et un PC, le iPod «diverge» en quelque sorte puisque son usage est centré sur une unique posture. Libérant les yeux et les mains, il ne génère de conflit ni avec la poêle à frire de la cuisine ni avec les haltères ou le vélo d'appartement. Il peut même se marier avec une lecture, ou même un travail ne supposant pas une trop grande concentration. Bref, son succès est né de sa capacité à combler un manque de la posture «sans les yeux, sans les mains». ... A chacun ses goûts et son histoire Source : OrangeBadim |
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