Au Japon, le manga se convertit au mobile
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... Et un modèle économique vertueux - 1/2 Métro de Tokyo. Je décide de lire un manga sur mon mobile. Pour cela, trois choix possibles : si je veux lire le dernier épisode d'une série à succès, je vais le trouver tout simplement chez mon opérateur. Dès leur home page, SoftBank, Docomo ou KKDI proposent un lien vers du manga digitalisé. Seconde possibilité : me connecter directement sur les portails des éditeurs de mangas. J'y trouve leurs dernières parutions, comme si j'achetais une de leurs épaisses revues hebdomadaires (un de ces pavés de 800 pages imprimées sur papier recyclé que les Japonais abandonnent dans le métro une fois lu). Dernière possibilité, me connecter sur un portail spécialisé : là, je trouverai les parutions des éditeurs de taille moyenne... Et toute l'offre pornographique, absente des autres sites. Je choisis de télécharger Death Note, le succès du moment. Le téléchargement se fait chapitre par chapitre, soit l'équivalent de vingt ou trente pages papier à chaque fois. Poids du fichier : entre 1 et 2 méga octet. Coût moyen : entre 30 yens (20 cts d'euro) et 150 yens (1 euro). Un prix qui semble honnête : la série sur mobile ne coûte pas plus cher que son équivalent imprimé. L'achat se fait en deux clic : j'entre un mot de passe et le coût de manga est ajouté à ma facture téléphonique - que je l'achète chez mon opérateur, chez l'éditeur ou sur un portail indépendant. Aucune mauvaise surprise en vue : au Japon, les méga octets téléchargés ne sont pas facturés, seul le contenu acheté l'est. |
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