Ernesto Chébrand, 59 ans, retraité très « tendance »...
Portrait imaginaire mais réaliste d'un senior plus techno que bien des jeunes
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Et il a plein d'idées pour s'amuser ! Oh !, bien sûr, il faut se méfier des clichés. Ernesto n'est ni Richard Branson ni la réincarnation de Che Guevara... Mais il en rigole et les détourne à son avantage, ces clichés soixante-huitards. Quand, en plein milieu d'un repas chez des amis, il réalise qu'il est entouré de « technophobes », il se lève et crie « Power to the People ! »... Puis, à la surprise générale, il défend le « côté proprement révolutionnaire du Web 2.0 ». En revanche, s'il sent trop de « technophilie » autour de lui, selon le genre de la soirée, il cite l'Abbé Pierre ou Martin Heidegger, et se met à délirer sur tout le mal que les ascenseurs ont fait à la bedaine de ses amis, là où ils seraient encore sveltes s'ils avaient refusé ce progrès technologique pour toujours monter l'escalier. En vérité, ce qu'il aime de ce nouveau monde technologique, c'est qu'il lui permet de s'amuser et d'assumer son hyperactivité. Dernier exemple en date : son voyage à Salzbourg avec sa femme. Il l'a préparé sur Internet, en dépouillant les sites de voyage. Puis, sur place, il a pris des photos avec son mobile et les a envoyés à ses proches. Enfin, de retour, il s'en est servi pour des montages, mettant par exemple sa tête sur le costume d'un chef d'orchestre. |
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