AntiVJ, au-delà de l’écran
Les installations et les performances audiovisuelles aux quatre coins du monde du «label visuel» AntiVJ font sortir l’art numérique du cadre des écrans.

AntiVJ, au-delà de l’écran

Les projections novatrices de ces artistes numériques revisitent notre espace urbain

Sous la forme d’installations, de dispositifs scéniques, de projections sur bâtiments (à l’aide de la technique du mapping) et de spectaculaires performances audiovisuelles, les artistes du «label visuel» AntiVJ incarnent le renouveau d’un art numérique qui investit désormais les scènes comme les édifices de nos centres urbains.

Élevés au son de la techno, venus du graphisme, de la vidéo, de la musique ou du «creative coding», un terme qui désigne la conception de logiciels de création visuelle ou sonore, Simon Geilfus, Yannick Jacquet, Joanie Lemercier, Olivier Ratsi, Romain Tardy et Thomas Vaquié connaissent un succès croissant depuis 2007 et la fondation de leur label. Invités aux quatre coins du monde, leurs œuvres lumineuses et monumentales ont même réussi à séduire un large public, bien au-delà des seuls adeptes de l’art numérique.

Depuis la fin des années 2000, une nouvelle génération d’artistes, réunissant musiciens électroniques, plasticiens, vidéastes, architectes et programmeurs, tous adeptes des technologies numériques, renouvellent et développent les premières expériences de concert audiovisuel, initiées quelques années plus tôt par des artistes comme Ryoji Ikeda ou Carsten Nicolaï.

En France, dans des festivals tels Nemo, Exit, Visionsonic, Vision’R ou Les Bains numériques, au Québec avec Elektra et Mutek, à Londres avec OneDotZero, à Genève avec le Mapping Festival, ou enfin à Berlin, lors de la Transmediale, on assiste à des spectacles d’un genre nouveau, dans lesquels la musique, les architectures d’écrans et la mise en scène semblent occuper une part égale. Au-delà du simple graphiste ou VJ (video-jockey) invité, comme par le passé, à illustrer le travail d’un DJ ou d’un musicien lors d’un festival ou d’un concert, il s’agit bien ici de «concerts audiovisuels» ou de «live audiovisuels» ou «live A/V» puisque tel est le terme désormais admis, conçus comme un véritable dialogue entre son et image.

Aux côtés d’artistes et de formations comme U.V.A. (United Visual Artists), Ryoichi Kurokawa, Herman Kolgen, 1024 Architecture, Pfadfinderei, Sigmasix ou RYBN, les Français d’AntiVJ incarnent les figures parmi les plus populaires et les plus créatives du genre.

Découvrez les sept œuvres des artistes du label que nous avons sélectionnées pour notre diaporama commenté...

Toutes les images du diaporama © AntiVJ sauf mentions spécifiques.

Et pour aller plus loin

Un reportage consacré à AntiVJ, par l’équipe de The Creators Project.

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