Beaubourg et ses «amateurs»

Un entretien avec deux acteurs de l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou

La figure de l’amateur, ce personnage qui connaît ses sujets de passion ou du moins de prédilection dans le monde de la culture sans pour autant prétendre en être un expert, est le «cœur de médiation» du Centre Pompidou.

L’Institut de recherche et d’innovation (IRI) a été créé en 2006 par le Centre Pompidou et le philosophe Bernard Stiegler. Il mène depuis un travail, à la fois théorique et opérationnel, sur la façon dont les visiteurs du plus fameux des musées d’art contemporain peuvent réellement participer à la vie des expositions. Avec, en son cœur, la figure de «l’amateur».

Ce long entretien autour de la notion de « médiation collaborative » a été réalisé en février 2010. Mais il reste plus que jamais d’actualité : il suffit pour s’en convaincre d’écouter Bernard Stiegler parler de la fonction démocratique des nouveaux usages numériques en novembre 2011 sur la chaîne de télé LCP Assemblée Nationale. Il y pointe, entre autres, le rôle majeur joué par les réseaux sociaux lors du Printemps arabe.

Dans notre interview, Vincent Puig et Yves-Marie L’Hour nous parlent donc du comment et du pourquoi de l’IRI, de la nécessaire émergence d’une participation active et critique des visiteurs au sein de l’institution muséale, mais aussi plus prosaïquement des outils de médiation participative forgés à l’aune des différents évènements du Centre, à l’exemple du logiciel Lignes de temps.

Emblématiques de cette «médiation critique», deux expositions de Beaubourg permettent de mieux comprendre la démarche de lRI : Correspondances, en 2007, où étaient mises en scène deux œuvres cinématographiques, celles de Victor Erice et Abbas Kiarostami, ainsi que Traces du sacré en 2008.

Au fil de cet entretien et de ses six podcasts (soit un par chapitre), de nombreux liens actualisés viennent éclairer les propos des deux acteurs de l’IRI... Autant de fenêtres ouvertes sur la philosophie de médiation collaborative explorée au Centre Pompidou, et autant de segments de réponses à la question plus large de la citoyenneté et du progrès social, autrement dit : comment, via les appareils et autres dispositifs numériques, peut-on générer un savoir partagé et pluriel ?...

.../...

Et pour aller plus loin

Commentaires